Mondial de handball: Ambiance « fantastique » à Nantes pour soutenir les Bleus

ÉVÉNEMENT La France a battu dimanche soir la Norvège à Nantes devant 10.000 spectateurs surchauffés...

20 Minutes avec AFP

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Les supporters français à Nantes lors du match de handball France-Norvège / AFP PHOTO / LOIC VENANCE
Les supporters français à Nantes lors du match de handball France-Norvège / AFP PHOTO / LOIC VENANCE — AFP

« C’est magique ! » : les 10.000 spectateurs du Hall XXL de Nantes ont fait « la fête » dimanche soir pour les handballeurs français, victorieux de la Norvège (31-28), en parfaite « communion » avec leurs Bleus en quête d’un sixième titre mondial. «La salle était fantastique», s'est émue la star de l'équipe de France, Nikola Karabatic, juste après la rencontre.

Drapeaux tricolores dessinés sur leurs joues, écharpes autour du cou, certains coiffés de perruques, voire d’un coq en mousse : plusieurs centaines de personnes avaient rejoint dès le début de l’après-midi le Parc des expositions, patientant sous une pluie fine avant l’ouverture des portes.

Le Hall XXL de nouveau plein

Sous la charpente du Hall XXL, à nouveau comble, le niveau de décibels a subitement grimpé dès l’entrée sur le terrain des « Experts » et n’est quasiment plus retombé jusqu’au coup de sifflet final et la troisième victoire consécutive des Bleus, bien partis pour terminer en tête de leur poule.

Les hurlements du bouillonnant public au premier au premier but tricolore ont redoublé quand Nikola Karabatic a lancé quelques instants plus tard un boulet de canon en direction du but norvégien, cassant par la même occasion les lunettes du portier nordique.

Nikola Karabatic, star de l'équipe de France de handball, lors du match France-Norvège à Nantes.
Nikola Karabatic, star de l'équipe de France de handball, lors du match France-Norvège à Nantes. - L.Venance/AFP

Et en connaisseur, le public habitué aux exploits du « H », le club nantais, réagit a chaque occasion : cris d’indignation quand un joueur français reste au sol ou quand Ludovic Fabregas écope d’un carton rouge en toute fin de rencontre, et forêt de maillots bleus debout à chaque arrêt de l’emblématique gardien tricolore Thierry Omeyer.

« C’est mieux que les autres soirs »

« C’est magique ! », s’exclame Mathilde, 23 ans, en bleu des pieds à la tête, venue entre amis voir les « Experts », alors que la première ola est partie une quinzaine de minutes après le coup d’envoi, et que des « Allez les Bleus » ont fusé en continu.

« On les a tous vus grandir à la télé, là on les voit en vrai, et en France ce sera probablement la seule fois », ajoute l’étudiante originaire du Pas-de-Calais, qui va suivre les Bleus pendant toute la durée de la compétition.

« Ce soir, c’est mieux que les autres soirs. Ca chante plus fort, ça crie plus fort », affirme Mathilde, mais ce deuxième match des Bleus à Nantes est « plus serré aussi, avec plus d’enjeu », après la facile victoire vendredi contre le Japon. « Tous les supporters sont en communion ! Il n’y a pas de haine, d’agressivité, c’est toujours bon enfant, et c’est aussi toujours la fête », note Baptiste, 17 ans, collé à un groupe de supporters norvégiens.

Les Norvégiens, eux aussi, ont donné de la voix

Assistant à son premier match de l’équipe de France, Olivier, Normand de 42 ans, est venu comme beaucoup de spectateurs en famille, et admire cette « grosse ferveur » : « tout le monde derrière son équipe, mais aussi toutes les équipes, sans animosité ».

Le public nantais a vibré pour les Bleus lors du match France-Norvège à Nantes.
Le public nantais a vibré pour les Bleus lors du match France-Norvège à Nantes. - L.Venance/AFP

Coincés dans les tribunes au milieu de marées bleues, eux aussi portant haut les couleurs de leur équipe nationale, des supporters norvégiens en infériorité ont haussé le ton pour se faire entendre.

« C’est super excitant ! », lâche Heidi, 50 ans, un drapeau norvégien enroulé autour de son chapeau. Moins chanceux, de nombreux supporteurs nordiques avaient fait le déplacement à Nantes, mais faute d’avoir pu trouver des places, ont dû « rester à l’hôtel », indique-t-elle.