Enfant torturé à Nantes: Le couple mis en examen et écroué

JUSTICE Le corps du garçon de huit ans, retrouvé noyé vendredi, porte des traces de sévices physiques...

O.A. avec AFP

— 

Nantes, le 17 février 2015, le palais de justice, sur l'île de Nantes
Nantes, le 17 février 2015, le palais de justice, sur l'île de Nantes — Frederic Brenon / 20 Minutes

Le corps du petit garçon de huit ans, retrouvé noyé, portait plusieurs hématomes. Un couple a été mis en examen, vendredi soir à Nantes, pour « homicide volontaire » et « actes de torture et de barbarie » sur le fils de la femme, âgé de huit ans. Les deux suspects ont été placés en détention provisoire.

>> A lire aussi : Un enfant de 8 ans torturé et mort noyé dans une baignoire

Le couple avait appelé les pompiers mercredi en fin d’après-midi, mais ceux-ci n’avaient pu que constater le décès de l’enfant dans l’appartement familial à Saint-Herblain, en périphérie de Nantes.

La mère et son compagnon avaient d’abord évoqué un décès accidentel, dans la baignoire. Cependant les premiers éléments de l’enquête et les témoignages recueillis auprès du voisinage ont rapidement contredit cette thèse.

« Sévices très appuyés »

L’autopsie a bien conclu à un décès par noyade du garçon, mais « semble-t-il dans un contexte de violences », son corps présentant plusieurs hématomes, a expliqué une source judiciaire. Depuis plusieurs mois, l’enfant aurait, « de manière régulière, fait l’objet de sévices très appuyés, de coups et à certaines occasions était entravé par des liens », a-t-on indiqué de même source.

Ainsi mercredi, le jour du drame, l’enfant, prénommé David, aurait été à nouveau puni et frappé avec un objet non identifié à son retour de l’école avant de devoir supporter « la punition de la baignoire », emplie d’eau froide. Il aurait été entravé aux chevilles et aux poignets avec des liens qui ont été ensuite retrouvés dans l’appartement.

Cité par le quotidien Presse Océan, un voisin a témoigné avoir entendu l’enfant crier, demandant à plusieurs reprises « pardon » à sa mère et promettant qu’il « ne recommencerait plus ».

Deux autres enfants, âgés de trois ans et 18 mois, apparemment en bonne santé, vivaient dans la famille, laquelle était inconnue des services sociaux.

Il avait rejoint sa mère en août

Né en Côte d’Ivoire et élevé par sa grand-mère, le petit David avait rejoint sa mère en France fin août dernier. Agée de 26 ans, celle-ci était venue en France en 2008 pour poursuivre des études de droit. Elle était actuellement femme au foyer.

Âgé de 31 ans, son compagnon travaillait comme ouvrier au moment des faits. Le couple était sans antécédent judiciaire.