Maine-et-Loire: Une pétition et un rassemblement pour Aslan, un chien enterré vivant

FAITS DIVERS L'épagneul breton a pu être retrouvé mais n'a pas survécu...

F.B.

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Le chien chez le vétérinaire, peu de temps après son sauvetage.
Le chien chez le vétérinaire, peu de temps après son sauvetage. — Association Droits de vivre

Un mois après la découverte d’un chien enterré vivant à Turquant, non loin de Saumur (Maine-et-Loire), l’émotion des défenseurs des animaux ne retombe pas. Un appel à un rassemblement dimanche sur la commune, à 17h30, a été lancé par l’association Droits de vivre. Une pétition recueillant déjà plus de 33.000 signatures a également été mise en ligne.

L’organisation de protection animale réclame « justice » et dénonce « l’acte de cruauté » subi par cet épagneul breton qu’elle a dénommé Aslan. L’animal avait dû être euthanasié en raison de son état de santé trop dégradé.

Jappement de détresse

Le 11 décembre dernier, vers 7h du matin, un promeneur était alerté par le jappement de détresse d’un chien provenant d’un jardin. Un épagneul breton était découvert sous une couche de terre, elle-même recouverte par une tôle et des bûches de bois.

Transporté dans un état comateux chez le vétérinaire de garde, suite à l’appel de Droits de vivre, l’animal a reçu les premiers soins. Mais décision avait finalement été prise d’abréger ses souffrances, après deux jours et demi de surveillance médicale.

Le propriétaire poursuivi

L’association a déposé plainte et réclame des sanctions contre l’auteur des faits. Il s’agirait du propriétaire du chien, ont considéré les enquêteurs, selon Le Courrier de l’Ouest. Agé de 44 ans, l’homme a reconnu les faits et expliqué qu’il pensait que son épagneul était mort.

Présenté au parquet, il sera poursuivi pour « sévices et cruauté envers un animal domestique ». Il risque 30.000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement.