Nantes: Plus de 2.700 logements et des fermes urbaines vont sortir de terre au Vieux-Doulon

URBANISME Les travaux du nouveau quartier Doulon-Gohards doivent débuter en 2019 à l'est de Nantes...

Frédéric Brenon

— 

La rue de la Papotière, quartier Vieux-Doulon, à Nantes.
La rue de la Papotière, quartier Vieux-Doulon, à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Le projet, plutôt ambitieux, court jusqu’en 2030. Après trois ans d’études et de concertation, Nantes métropole a décidé de lancer concrètement le projet urbain Doulon-Gohards. Etabli entre, le bourg du Vieux-Doulon, la route de Sainte-Luce, le périphérique et les voies ferrées, ce secteur situé à l’est de Nantes est appelé à devenir un véritable nouveau quartier. Une Zone d’aménagement concerté (Zac) de 180 ha a été créée.

Sur ce site méconnu composé de bois, friches et d’anciens terrains agricoles, plus de la moitié est classée zone naturelle et est donc inconstructible. Sur le reste, la collectivité souhaite y créer pas moins de 2.700 logements, dont 25 % de logements sociaux et 30 % de logements à accession abordable.

Les friches sont très nombreuses quartier Vieux-Doulon à Nantes.
Les friches sont très nombreuses quartier Vieux-Doulon à Nantes. - F.Brenon/20Minutes

Une école à construire

« Il y aura des maisons, des immeubles, des jardins partagés, l’habitat sera très diversifié. Le but est de séduire les familles. Il faudra donc construire une école assez rapidement. Il faudra aussi assurer le lien avec la place du Vieux-Doulon et ses commerces », explique Alain Robert, vice-président de Nantes métropole en charge des grands projets urbains.

La place du Vieux-Doulon à Nantes.
La place du Vieux-Doulon à Nantes. - F.Brenon/20Minutes

Au moins quatre petites fermes

Le projet Doulon-Gohards prévoit aussi l’installation d’au moins quatre fermes urbaines, de petites tailles, pour des activités maraîchères voire de l’élevage. Elles pourront proposer de la vente directe et s’ouvrir à de nouvelles activités comme la restauration, l’hébergement touristique ou la formation.

« Recréer des fermes à Nantes, c’est assez épatant comme idée, se réjouit Alain Robert. On nous aurait dit ça, il y a 10 ans, on ne l’aurait pas cru. Mais ça colle bien avec l’histoire du quartier. » Convaincu par cet aspect du projet, l’Etat s’est d’ailleurs déjà engagé pour une aide financière de 850.000 euros.

Le démarrage des travaux est prévu pour 2019. Les fermes urbaines et les premiers logements devraient être livrés en 2021. Les constructions devraient ensuite s’enchaîner pendant 10 ans.