Nantes: La cuisine centrale, qui prépare les repas des écoles, devra fermer six mois

EDUCATION La structure devra être agrandie en 2017 et 2018 pour faire face à la hausse des demandes...

Frédéric Brenon

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La cuisine centrale prépare les repas des 113 écoles publiques de Nantes
La cuisine centrale prépare les repas des 113 écoles publiques de Nantes — © Fabrice ELSNER

Elle prépare les assiettes des 113 écoles publiques et 27 centres de loisirs de la ville de Nantes. Créée en 1989, la cuisine centrale de Nantes fait face à une augmentation régulière du nombre de repas servis : près de 15.000 repas en moyenne sont ainsi confectionnés, puis livrés, chaque jour. Seulement voilà, les locaux, situés porte de Sainte-Luce, sont proches d’avoir atteint leur capacité maximale de production.

Pour pouvoir continuer d’accompagner la croissance démographique, le conseil municipal a donc décidé ce vendredi d’engager des travaux d’agrandissement. Objectif : être capable de cuisiner 20.000 repas par jour.

Six mois de fermeture

Les travaux, d’un montant de 1,7 million d’euros, se dérouleront en deux phases. D’abord durant l’été 2017 (création d’une réserve sèche, de bureaux de réception, transformation du quai « déchets », réaménagement du parking), sans trop de conséquences sur l’activité puisque seuls les centres de loisirs seront ouverts.

Puis une seconde phase plus costaude entre l’été et Noël 2018 (transformation des chambres froides, agrandissement de la cuisine dédiée aux enfants allergiques, changement de vestiaires et de la lingerie), laquelle entraînera cette fois la fermeture de la cuisine centrale.

« Pendant ce semestre, les repas seront alors produits par des fournisseurs de l’industrie agro-alimentaire, puis livrées aux cantines par nos services. On ne peut pas faire autrement », explique Catherine Choquet, adjointe au maire (EELV) en charge de la restauration scolaire.

Efforts contre le gaspillage et sur le bio

Contrairement à d’autres communes, aucune cantine scolaire nantaise ne cuisine sur place. Les aliments, livrés par la cuisine centrale, doivent juste être réchauffés et mélangés.

Les menus sont élaborés par une diététicienne et le chef de cuisine puis soumis à une commission de restauration associant parents et élèves. Depuis quelques années, des efforts particuliers sont portés à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’augmentation des produits bio et issus de circuits courts.

Le prix à payer par les familles varie de 0,79 euro à 5,74 euros par repas, selon le quotient familial. Le coût moyen d’un accueil le midi s’élève toutefois à 13,88 euros pour la ville.