Notre-Dame-des-Landes: Les travaux et l'évacuation de la ZAD sont (encore) repoussés

AÉROPORT Une source gouvernementale confie ce vendredi qu'aucune intervention n'est possible avant le réglement d'un conflit avec l'Europe...

F.B. avec AFP

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Image de synthèse du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Image de synthèse du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. — ©JFA

Le gouvernement avait annoncé à plusieurs reprises que les travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes devaient démarrer à l’automne 2016. Ce ne sera pas le cas. Déjà réticent à intervenir sur place compte tenu de la forte opposition promise par les membres de la ZAD et les militants anti-aéroport, le gouvernement fait désormais savoir ce vendredi qu’il ne lui sera pas « possible » d’agir tant qu’un contentieux en cours avec la Commission européenne n’est pas « réglé ».

« Il n’y a pas d’évacuation possible tant que le contentieux avec Bruxelles n’est pas réglé », indique en effet une source proche du nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

Infraction sur le plan environnemental

La Commission européenne, qui a ouvert une procédure d'infraction contre la France en raison de l’absence d’évaluation environnementale globale liée à l'impact du projet d’aéroport sur le territoire concerné, a en effet recommandé au gouvernement de ne pas commencer les travaux tant que ce point ne serait pas réglé.

La France s'est engagée à le faire, via une révision d'un «schéma de cohérence territoriale» (Scot) de la métropole Nantes-Saint Nazaire. Mais ce document technique, qui va être soumis au vote le 19 décembre, est susceptible de nouveaux recours en justice dans un délai de deux mois. Et la Commission européenne doit ensuite donner son avis sur la régularité des corrections françaises

>> A lire aussi : Notre-Dame-des-Landes: La justice administrative valide les travaux de l'aéroport

Libération et Europe 1 croient affirment également que l’Etat aurait purement et simplement renoncé d’évacuer la ZAD avant l'élection présidentielle (mai 2017), refilant donc le dossier au prochain gouvernement, quelle que soit son étiquette politique.