FC Nantes: «Conceição? Il ne faut pas discuter ses choix, sinon il s’en va!», raconte Vincent Sasso

INTERVIEW L'ancien défenseur du FCN (2006-2012) Vincent Sasso a été sous les ordres du nouveau technicien nantais, Sergio Conceição, à Braga...

David Phelippeau

— 

L'ancien Canari Vincent Sasso, sous le maillot de Sheffield Wednesday.
L'ancien Canari Vincent Sasso, sous le maillot de Sheffield Wednesday. — ProSports/Shutterstock/SIPA

« Un des meilleurs coachs que j’ai eus dans ma carrière… » Vincent Sasso, l’ancien défenseur nantais (2006-2012), n’a pourtant pas toujours été titulaire à Braga, lors de la saison 2014-2015, sous les ordres de Sergio Conceição (le nouvel entraîneur nantais), mais il garde un très bon souvenir de ce technicien tempétueux. Sasso, désormais à Sheffield Wednesday, raconte pour 20 Minutes Sergio Conceição, le coach, mais aussi l’homme.

>> A lire aussi : C'est officiel, Sergio Conceiçao a signé et il vient avec une petite armée

Quels souvenirs gardez-vous de Conceição que vous avez connu un à Braga ?

Des bons souvenirs. C’est un des meilleurs coachs que j’ai eus dans ma carrière. Il est très rigoureux tactiquement, très minutieux. On fait presque tous les jours de la vidéo. Il est toujours derrière les joueurs. Si dès le matin, tu manques un contrôle, il va te gueuler dessus… Avec lui, on était 2e à la trêve et 4e à la fin de la saison derrière les gros clubs du championnat portugais. On avait aussi perdu en finale de Coupe du Portugal.

C’est un vrai meneur d’hommes semble-t-il ?

Il en a poussé des gueulantes. Et il fait un peu peur quand il en pousse. Si tu n’es pas dans ton entraînement, il arrête la séance et il fait courir ! C’est un vrai meneur d’hommes, oui. Il ira à la guerre pour et avec ses joueurs. Il déteste perdre. Il est dur avec son groupe, mais il est droit. C’est un homme de parole.

Tactiquement ?

Il est très pointu. On jouait avec Braga en 4-2-3-1. On avait un effectif pour jouer en contre-attaque. On défendait haut et on pressait. Il aime que ses équipes soient solides, mais il aime le jeu. Il est usant, mais, pour un joueur, avoir un coach comme ça, c’est beau.

Qu’est ce qui vous a marqué chez lui aussi ?

Il fait très attention au poids des joueurs. Tous les jours, on arrivait à 8 h 30 au centre d’entraînement, on se changeait, on se pesait et on allait prendre le petit-déjeuner. Je me souviens qu’un de nos attaquants avait quelques kilos en trop avant un stage de pré-saison. Il lui avait dit qu’il ne partirait pas tant qu’il ne les avait pas perdus… C’est quelqu’un de carré ! Il pourrait être un top entraîneur s’il arrivait à se canaliser… car il peut vraiment péter les plombs.

C’est-à-dire ?

Il a le sang chaud. Il a eu deux ou trois histoires avec des arbitres. Avec des présidents aussi. Ça s’était mal fini à Braga avec le président. En finale de la Coupe du Portugal, on gagnait 2-0, mais on s’est fait égaliser et on a perdu aux tirs au but. Le président de Braga lui avait fait des reproches, ça avait été chaud [il avait été licencié de Braga après l’ouverture d’une procédure disciplinaire].

Justement, s’il tombe sur un président qui se mêle de tout, comment va-t-il réagir ?

Il n’aura pas peur de dire les choses qui ne vont pas à Kita. Il ne faut surtout pas essayer de discuter ses choix ou de faire l'équipe à sa place, sinon il s’en va. Il a gagné assez d’argent dans sa vie. S’il en a marre de travailler avec quelqu’un, il partira.

>> A lire aussi : Monsieur Waldemar Kita, le moment est venu d’enfiler le survêtement, non ?