Nantes: Le président de l'université lance un appel aux dons pour la fondation

EDUCATION La fondation de l'établissement part à la recherche de nouveaux mécènes...

Julie Urbach

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Nantes, le 25 fevrier 2015, le president de l'universite de Nantes, Olivier Laboux
Nantes, le 25 fevrier 2015, le president de l'universite de Nantes, Olivier Laboux — Frederic Brenon / 20 Minutes

On vous rassure tout de suite, elle n’a pas de dette à éponger d’urgence. Alors qu’en 2015, l’université de Nantes a perçu 238 millions d’euros de subvention publique venant de l’Etat, soit 72 % de son budget global (327 millions d’euros), elle a cependant la possibilité, depuis quelques années, de trouver d’autres fonds.

Le président, Olivier Laboux, a ainsi annoncé ce mardi le renouveau de la fondation de l’université. Pour la faire fonctionner, il a lancé un appel aux dons à destination de ses futurs mécènes. L’objectif est de réunir sept millions d’euros d’ici 2020.

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Financer des projets de recherche

Ouverte en 2011, cette fondation vise à « construire et diffuser les savoirs nécessaires à la société de la connaissance » et « faire évoluer les coopérations entre enseignement et entreprises du territoire ». Concrètement, elle finance principalement des projets de recherche : une école de chirurgie, une chaire pour enseigner la philo aux plus jeunes ou encore un projet relatif aux énergies marines renouvelables sont en cours de création.

« En un an, environ un million d’euros ont été récoltés, grâce à 160 donateurs, particuliers ou entreprises, détaille Catherine De Charrette, la directrice de la fondation. Un étudiant peut donner cinq euros, une entreprise 5.000, de grands groupes davantage. Nous travaillons avec eux sur le type de projet qu’ils souhaitent financer, selon le domaine qui les intéresse. » Les dons sont défiscalisés à hauteur de 60 %. La démarche est possible en ligne.

Citoyen connecté

Pour attirer les mécènes, un grand thème, « Humanisme 2.UN » a été décidée. Les projets portés par la fondation porteront donc principalement autour du citoyen connecté, de la santé du futur, ou encore de la smart city.

« C’est une thématique qui nous parle, de par notre intérêt pour la transition énergétique. Cela fait sens que nous participions, commente Yves Gillet, président du groupe Keran, l’un des mécènes. Nous allons nous nourrir des recherches et retrouver un bénéfice derrière. » La CCI, le groupe Vinci ou la Caisse d’Epargne font déjà partie des soutiens.