Polémique après les heurts au rectorat de Nantes

EDUCATION L’opposition à la loi Pécresse s’essouffle à l’université, mais s’intensifie chez les lycéens...

A Nantes, G. F. et H. H.

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Students applaud as they look at an ambulance carrying a wounded student after clashes between students and policemen, 27 November 2007 in Nantes, western France, during a demonstration to protest against Pecress law on universities reforms. Students demonstrate against the education reforms adopted this summer and that grant more autonomy to universities by allowing them to seek private funding and develop closer ties with businesses.
Students applaud as they look at an ambulance carrying a wounded student after clashes between students and policemen, 27 November 2007 in Nantes, western France, during a demonstration to protest against Pecress law on universities reforms. Students demonstrate against the education reforms adopted this summer and that grant more autonomy to universities by allowing them to seek private funding and develop closer ties with businesses. — AFP PHOTO / FRANK PERRY

Le pronostic restait mercredi soir«très réservé», d’après ses parents. Un lycéen de 17 ans a été sérieusement touché à un œil «par un tir de flash-ball», mardi soir, lors des affrontements avec la police au rectorat. Reçu ce mercredi soir par le recteur d’académie, son père a réclamé dans un communiqué «une enquête sérieuse» sur les raisons qui ont «conduit la police à tirer au visage d’un lycéen désarmé». «Le diagnostic du médecin est plutôt rassurant», relativisait de son côté la préfecture.

>>Témoin de la scène, une infirmière de la médecine préventive raconte. C’est à lire ici…

En attendant, l’incident a déclenché mercredi l’indignation de nombreux syndicats et partis de gauche. Ainsi, parmi les «six blessés» recensés chez les étudiants par SUD-Etudiant, deux l’ont été grièvement «après un passage à tabac des agents de la BAC et un tir de flash-ball quasiment à bout portant et en pleine tempe».

D’après le bilan officiel, trois lycéens et dix policiers ont été touchés. «Le rétablissement de l’ordre est parti en vrille», relate de son côté un policier. «On était une centaine, face à mille jeunes. Certains, venus pour en découdre, n’avaient aucunement l’intention de coopérer. A partir de là…»

Quatre garçon et une jeune fille interpellés

Au total, quatre garçons et une jeune fille ont été interpellés à l’issue de ces affrontements. Cinq policiers étaient réentendus par le parquet, pour préciser les conditions de leur arrestation. Par ailleurs, deux autres lycéens ont été interpellés mercredi matin, après l’incendie d’un container à verre.