Angers: Jugée pour avoir tué sa fille de 6 ans avec un produit euthanasiant pour animaux

JUSTICE L'accusée s'était procuré des produits au cabinet vétérinaire où elle exerçait...

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal d'Angers.
Le tribunal d'Angers. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Une assistante vétérinaire de 50 ans comparaît à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Maine-et-Loire pour l’assassinat près d’Angers de sa fille de 6 ans. Le crime avait été commis à l’aide de produits utilisés pour anesthésier et euthanasier des animaux.

Les faits se sont déroulés en juillet 2013 dans la commune du Lion d’Angers (Maine-et-Loire) dans un contexte de séparation difficile avec le père de la fillette, Lilou. Venu la récupérer pour exercer son droit de garde pendant les vacances d’été, ce dernier avait trouvé porte close.

Un ami de la mère la découvre le soir même avec sa fille, toutes deux inconscientes, étendues sur le canapé du salon. Les deux chiens Terre-Neuve de la famille gisaient morts sur le sol, à leurs côtés. Une lettre d’explications avait été laissée sur une table.

Des produits du cabinet vétérinaire où elle exercait

Les examens médicaux et toxicologiques révèlent l’empoisonnement de l’enfant et des chiens via des injections de T61 et de kétamine, deux produits euthanasiants et anesthésiques utilisés notamment pour les chevaux. L’auteur se les était procurés au cabinet vétérinaire où elle exerçait.

L’enquête a également mis en évidence des « accents de préméditation », le compte épargne de la mère ayant été quasiment vidé les mois précédents. En dépit de la résiliation du bail de la maison, elle n’avait entrepris aucune démarche pour se reloger.

Incapable, selon les experts psychologiques, de faire face à la séparation d’avec son ex-époux intervenue pourtant six ans plus tôt, elle se serait enfermée dans une relation fusionnelle avec sa fille jusqu’à commettre l’irréparable.