Notre-Dame-des-Landes: Les anti-aéroport finalement relaxés pour l'opération escargot

PROJET D'AÉROPORT Condamnés en première instance, les 19 opposants qui avaient participé à une opération escargot sur le périphérique sont finalement relaxés en appel...

20 Minutes avec AFP

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Opération escagrot des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes /SALOM-GOMIS_180108/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1601121807
Opération escagrot des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes /SALOM-GOMIS_180108/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1601121807 — SIPA

Dix-neuf opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, condamnés à des amendes avec sursis en première instance pour avoir participé à une opération escargot en janvier sur le périphérique nantais, ont été relaxés mercredi en appel, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La cour d’appel de Rennes « a infirmé les jugements de première instance et a prononcé une relaxe générale », a indiqué Pierre Huriet, l’un des avocats des automobilistes.

Ils évitent des amendes de 200 euros

Le 24 février, le tribunal correctionnel de Nantes avait condamné les 19 prévenus âgés de 23 à 61 ans à des amendes de 200 euros avec sursis pour « entrave à la circulation ».

L’opération escargot avait été menée le 12 janvier sur le périphérique de Nantes en soutien aux habitants et agriculteurs « historiques » vivant sur le futur périmètre de l’aéroport, et menacés d’expulsion. Pour le tribunal, son « objectif premier » n’était pas de manifester mais de « gêner la circulation », en roulant à une vitesse anormalement basse, en différents points du périphérique et à une heure de grande affluence.

La cour a fait primer « la liberté d’expression »

Tous les prévenus avaient fait appel. Leurs avocats avaient dénoncé le « caractère exceptionnel de la répression » visant les adversaires du nouvel aéroport nantais. Ils sont les seuls à avoir été poursuivis en correctionnelle pour une manifestation de ce type.

« La cour d’appel pèse les différents enjeux démocratiques et a sans doute fait primer la liberté d’expression et de manifestation. (…) C’est un soulagement car c’était une jurisprudence qui pouvait poser problème », a commenté Me Huriet, qui n’avait pas encore pu prendre connaissance des motivations de l’arrêt.

Onze autres opposants, condamnés en avril à Nantes à des peines allant de 400 euros d’amende, dont 200 euros avec sursis, à 600 euros d’amende sans sursis, pour « entrave à la circulation » lors de la même opération escargot, doivent également être jugés en appel.