Nantes: La solidarité s'organise autour des sinistrés de la Cantine numérique

FAITS DIVERS De nombreuses places de travail ont été proposées aux professionnels touchés par l’incendie. La mairie se mobilise également…

Frédéric Brenon
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L'entrée de la Cantine numérique laisse deviner des locaux dévastés après l'incendie.
L'entrée de la Cantine numérique laisse deviner des locaux dévastés après l'incendie. — F.Brenon/20Minutes

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la Cantine numérique, ce lieu de rencontres et de travail des professionnels du numérique situé quartier des Olivettes à Nantes, les occupants découvrent l’ampleur des dégâts. La halle de la Madeleine, au sein de laquelle a été aménagée la Cantine, est totalement détruite, de même que le mobilier et le matériel informatique qu’elle abritait.

Plus d’une centaine de salariés et indépendants habitués des lieux se retrouvent sans locaux. Heureusement, un « formidable élan de solidarité » a permis de trouver des places pour tous les sinistrés. Près de 200 places de secours (CCI, espaces co-working, associations, CCO…) ont été proposées en quelques heures. La mairie de Nantes y a ajouté 57 places en cours de journée.

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« Ça fait chaud au cœur »

« Je salue la mobilisation collective forte, c’est le signe d’un certain esprit nantais », commente Johanna Rolland, maire de Nantes. « Cet incendie a suscité beaucoup d’émotion car la Cantine est un lieu emblématique, plus de 1000 événements y ont été organisés, elle a permis beaucoup de créativité, raconte Adrien Poggetti, directeur d’Atlantic 2.0 et cofondateur de la Cantine. Mais le nombre important de soutiens depuis hier soir compense un peu tout ça. Ça fait chaud au cœur. Je ne doute pas que nous allons rebondir. »

Recherche de locaux transitoires

La halle de la Madeleine restera inaccessible pour de nombreux mois, probablement plusieurs années. Une grande partie de la Cantine numérique devait déménager au sein des anciennes halles Alstom, sur l’île de Nantes, courant 2018. Il faut donc trouver une solution transitoire à moyen terme.

« Nous recherchons activement, indique Johanna Rolland. Il y a déjà des pistes sur Nantes, dans le privé comme dans le public. Il faut bien étudier la chose car l’émulation et la dynamique du projet doivent être conservées. »

La mairie a également annoncé qu’elle envisageait, avec la région, de fournir une avance de trésorerie aux acteurs touchés, dans l’attente des indemnités d’assurance. Une « subvention d’équipement exceptionnelle » est également à l’étude.