FC Nantes: Pénis, Favre, les anciens, vente pour un euro… On tente de comprendre Waldemar Kita

FOOTBALL Le président nantais était l'invité de l'émission «Transversales» sur SFR Sport samedi...

David Phelippeau

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Waldemar KITA, président du FC Nantes.
Waldemar KITA, président du FC Nantes. — FABRICE ELSNER/20MINUTES

On ne se lasse pas de certains passages, surtout le dernier. Waldemar Kita était l’invité de l’émission « Transversales », présenté par Daniel Riolo, sur la chaîne SFR Sport. Pendant un peu plus de 18 minutes, le président nantais s’est confié sur différents sujets. « 20 Minutes » a revu l’émission et tente de décrypter…

>> Une explication à son échec depuis presque 10 ans à la tête du FCN

« Les présidents n’ont pas de pouvoir dans un club de football. Ce ne sont pas eux qui décident au niveau de l’organisation footballistique. Quand vous prenez un staff technique, c’est lui qui décide, ce n’est pas vous. » Ces affirmations devraient faire sourire certains coachs passés à la Jonelière depuis neuf ans… Vizcarrondo, Adryan, Cana ou encore Sigthorsson (pour ne citer qu’eux) sont des joueurs qui ont été choisis par le président Kita. « C’est mon joueur… », martelait Kita, en, parlant de l’Islandais Sigthorsson, le jour de sa signature.

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« Si vous voulez gérer tout de A à Z, vous êtes critiqué. Si vous prenez du recul, vous êtes critiqué aussi. En fin de compte, dans le foot, vous êtes toujours critiqué. S’il y a des bons résultats, c’est grâce aux joueurs et au staff. S’il y a des mauvais résultats, c’est à cause des présidents. » Waldemar Kita n’a pas tort : c’est souvent, voire toujours lui, qui prend les coups quand ça va mal. Son côté hyper-président et sa communication à outrance souvent maladroite le desservent.

>> Kita aurait pu prendre Favre ? Non, à en croire l’agent du coach niçois

« J’ai privilégié un entraîneur français [René Girard]. C’était mon choix. Plutôt qu’un entraîneur étranger. Parce que les propositions d’entraîneurs étrangers, j’en avais plein. On m’a proposé celui de Nice par exemple [ Favre]. » Joint il y a un mois, Christophe Payot, l’agent de Favre, a certifié à 20 Minutes n’avoir jamais eu Kita au téléphone pour son client.

>> Incapable de travailler avec des gens ?

« Aujourd’hui on me présente comme un type qui n’est pas capable de travailler avec des gens. » Et pour cause : Kita a utilisé depuis son arrivée en 2007 dix coachs différents, sans compter les différents directeurs sportifs ou conseillers sportifs (Larièpe, Favard, Hillion…). « Vous avez peut-être raison, mais je suis peut-être trop perfectionniste, trop exigeant. Ça marche très bien dans les affaires, mais dans le foot, c’est beaucoup plus complexe. »

>> Prêt à vendre le club pour un euro symbolique ? Non, non…

« Si ça ne change pas, il faut partir. Ça ne sert à rien de continuer. Je ne vais pas continuer à en prendre plein la figure sans comprendre pourquoi. […] L’acheteur peut venir pour un euro symbolique. » Il y a quinze jours, il disait l’inverse - « Pourquoi voulez-vous que je lâche ? » -. Et comment sérieusement imaginer, un seul instant, que Kita - qui a acheté le club 10 millions d’euros et qui dit avoir injecté près de 100 millions depuis 2007 - puisse le laisser pour un euro ! ? En 2012, l’industriel Christophe Chabot avait voulu racheter, mais l’affaire avait capoté notamment sur le prix.

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« Ce n’est pas le problème de l’argent, c’est le problème de pouvoir assurer par la suite financièrement. C’est ça que des gens ne comprennent pas. […] S’il y a un projet solide et beau, le plus important c’est le club, ce n’est pas moi. J’ai retrouvé un club [dans une situation] dramatique. Je ne veux pas qu’on retrouve derrière moi la même chose. »

>> Certains anciens le soutiennent…

« Comme par hasard, tous les anciens qui m’ont critiqué il y a sept ou huit ans. Aujourd’hui, ils disent : « vous ne faites pas un mauvais boulot hein ! » Ce sont Patrice Rio, Maxime Bossis, José Touré et William Ayache [les deux derniers sont salariés] et d’autres que je peux vous citer. En revanche, Suaudeau, Denoueix, Landreau, Da Rocha, Budzynski, Savinaud, Gillet etc... n’ont jamais affiché un soutien inconditionnel.

>> Son business pour allonger les pénis

Le meilleur pour la fin. Le président Kita a été interrogé par Daniel Riolo sur son business pour allonger la taille des pénis. « C’est un projet de complexe de vestiaire. Moi, j’ai joué au foot il y a 40 ans. Tout le monde était sous la douche nu. Il y en a de temps en temps certains qui portaient des petits slips pour se laver. Ce sont des messieurs qui ont des problèmes de pénis, trop petits. […] Ça rend plus sûrs nous tous quand on a un beau sexe ! » No comment.