Assassinat de Marion à Bouguenais: Perpétuité requise contre Yannick Luende-Bothelo

JUSTICE L'assassin présumé de Marion, en 2012, est jugé depuis la semaine dernière par la cour d'assises de Loire-Atlantique...

20 Minutes avec AFP

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La cour d'assises de Loire-Atlantique juge Yannick Luende-Bothelo jusqu'au 18 novembre.
La cour d'assises de Loire-Atlantique juge Yannick Luende-Bothelo jusqu'au 18 novembre. — F.Brenon/20Minutes

La réclusion criminelle à perpétuité. C’est ce qu’a requis l’avocat général de la cour d’assises de Loire-Atlantique ce mercredi après-midi contre Yannick Luende-Bothelo, 29 ans, jugé pour l’assassinat et le viol à Bouguenais, près de Nantes, de Marion, 14 ans. Le corps de la victime avait été découvert le 19 mars 2012 dans des toilettes publiques, frappé de 69 coups de couteau.

L’avocat général Pierre Lecat a demandé à la cour d’assises d’écarter l’irresponsabilité pénale de l’accusé, de le condamner « à la peine de réclusion perpétuelle » et « de dire qu’il ne pourra pas bénéficier des mesures de réduction de peine ».

Il « a agi de manière consciente »

Yannick Luende-Bothelo avait reconnu l’assassinat de Marion, ainsi que l’agression le lendemain de deux hommes âgés de 67 et 80 ans dans l’agglomération nantaise, expliquant aux enquêteurs, puis aux juges, qu’il était le « Messie » et demandant à parler au président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy.

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Pour l’avocat général, l’accusé « a agi de manière consciente quand il a violé et tué cette enfant ». « Il n’est pas irresponsable, a poursuivi Pierre Lecat. Il y a une simple atténuation de sa responsabilité. M. Luende-Bothelo est un danger, et serait un danger tout à fait majeur pour notre société s’il était remis en liberté. »

La défense plaide l’irresponsabilité pénale

Au cours de son réquisitoire d’environ d’une heure, l’avocat général a dépeint le portrait d’un « mégalomane » au profil de « polytoxicomane violent ». Quelques jours avant les faits, l’accusé, né au Congo et arrivé en France à l’âge de 16 ans, avait brisé son bracelet électronique et était parti à la « chasse à la jeune fille », faisant des « propositions menaçantes à diverses personnes, dont une jeune femme gendarme », a souligné l’avocat général.

Les avocats de l’accusé doivent plaider en fin de journée l’irresponsabilité pénale de leur client. Depuis l’ouverture de son procès, le 8 novembre, ce dernier est resté mutique, et hermétique au flot de questions de la présidente de la cour d’assises. Un « silence assourdissant » dénoncé par les avocats des parties civiles.

Le verdict est attendu jeudi.