Notre-Dame-des-Landes: La justice administrative valide les travaux de l'aéroport

AÉROPORT Le rapporteur public avait pourtant préconisé l'inverse la semaine dernière...

Frédéric Brenon et Julie Urbach
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La cour administrative d'appel de Nantes, le 7 novembre 2016
La cour administrative d'appel de Nantes, le 7 novembre 2016 — DAMIEN MEYER / AFP

La cour administrative d’appel de Nantes vient d’annoncer ce lundi qu’elle validait les arrêtés préfectoraux autorisant le coup d’envoi des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Ces arrêtés, adoptés en décembre 2013 par le préfet de Loire-Atlantique, permettent à l’Etat et au concessionnaire Vinci de déroger au , plus particulièrement en ce qui concerne la loi sur l’eau et les transferts d’espèces protégées, afin que le chantier de l’aéroport puisse se lancer.

Lors de l’audience lundi dernier, le rapporteur public avait pourtant ces arrêtés environnementaux. Une recommandation généralement suivie. Mais pas cette fois! Les juges ont préféré confirmer la décision du tribunal administratif d'appel de Nantes du  .

Enorme désillusion pour les anti-aéroport

La validation des arrêtés préfectoraux, qui n'a pas été motivée oralement lors de la lecture publique, est synonyme d’énorme douche froide pour les opposants au projet d’aéroport, lesquels pouvaient raisonnablement penser que leur recours en appel .

A l’inverse, les pro-aéroport, particulièrement inquiets la semaine dernière après l’avis du rapporteur public, doivent être soulagés. Les travaux, annoncés pour l’automne par le Premier ministre Manuel Valls, peuvent démarrer.

« Maintenant les travaux doivent commencer »

« La décision de la cour n’entame en rien la légitimité de notre combat, annonce la coordination des opposants. L’ensemble du mouvement anti­-aéroport réaffirme qu’il ne laissera place à aucun début de travaux ni d'expulsion sur la zad de Notre-Dame-des-Landes. » Le candidat d'Europe écologie-Les Verts à l'élection présidentielle, Yannick Jadot, avoue qu'il tombe de haut.



Les requérants indiquent qu’ils examineront dès mardi la possibilité d’un recours devant le Conseil d’Etat. Un rassemblement est annoncé à Notre-Dame-des-Landes à 18h30.

« Le droit a été réaffirmé haut et fort, se félicite de son côté Alain Mustière, président de . La  le juridique est passé, maintenant les travaux doivent commencer et la zad être évacuée ! » Le président du conseil général de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet (PS), et celui du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (LR), ne masquent pas non plus leur joie.