FC Nantes: Le président Waldemar Kita a-t-il vraiment envie (ou non) de vendre le FCN?

FOOTBALL Le président nantais, aux commandes du club depuis 2007, n’est pas toujours facile à décrypter sur ce sujet…

David Phelippeau

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NANTES, le 17/09/2013 Waldemar KITA, president du FC Nantes
NANTES, le 17/09/2013 Waldemar KITA, president du FC Nantes — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Depuis l’arrivée de Waldemar Kita à la tête du club à l’été 2007, le sujet de la vente du FCN revient à intervalles plus ou moins réguliers. En mai 2011, l’homme d’affaires Michel Moulin rencontre l’homme d’affaires franco-polonais à Paris pour parler rachat. Le rendez-vous tourne court. Un an plus tard, le chef d’entreprise vendéen Christophe Chabot fait une proposition de rachat, jugée a priori insuffisante par Kita. Samedi soir, après les débordements de supporters en tribune présidentielle, le sujet de la vente est évidemment revenu. Et sa réponse – comme souvent – est difficile à décrypter.

WK n’adopte pas l’attitude du vendeur

« Si vous trouvez un acheteur, je vous donne une commission, ironisait-il samedi soir. Si demain je pars, vous direz que je m’en vais comme un voyou, que je n’ai pas de courage. » Puis, quelques secondes après, il finit par lancer : « Le temps viendra où on prendra une décision, mais c’est sûr, je ne laisserai pas le club dans la merde… »

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Luc Dayan, qui a travaillé sur de nombreuses reprises de clubs français (Lille, Lens, etc.) et qui a notamment fait la transition en 2007 entre le groupe Dassault et Waldemar Kita au FCN, donne son analyse. « Pour vendre un club, il faut une démarche volontariste avec une communication qui va avec, une logistique qui va avec. Il faut donner la possibilité de faire des audits, et ensuite, de faire des négociations entre un acquéreur et un vendeur. Selon ce que je comprends et ce que je lis, Waldemar Kita ne semble pas être dans cette démarche. » Certaines personnes qui l’ont connu ou le connaissent encore estiment que tant qu’il n’aura pas réussi à Nantes, il pourrait rester… par fierté.

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Il a acheté le FCN 10 millions d’euros en 2007

Dayan se souvient de son passage à Nantes : « Quand j’ai travaillé à la Jonelière, il y avait eu une communication très claire du groupe Dassault en disant : "On veut vendre"… Pour un acheteur potentiel, arriver avec une belle offre c’est difficile, quand vous ne savez pas ce qu’il y a dans le dossier, quand vous n’avez pas eu accès à tous les contrats. » Depuis plusieurs semaines, les noms de plusieurs grosses entreprises de la région ont circulé pour un éventuel projet de rachat… Mais, on en serait seulement au stade de la réflexion.

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En 2007, le président Kita a déboursé 10 millions d’euros pour l’achat du FCN. Il en aurait lâché près de 100 millions pour le faire vivre depuis. « Ce n’est pas parce que ça a coûté beaucoup d’argent que ça vaut cet argent », précise toutefois Dayan, qui se souvient de Kita comme « quelqu’un de passionné et très sûr de lui sur sa maîtrise d’un club de football » en 2007.

En attendant, le FCN a-t-il un vrai pouvoir d’attraction ? « C’est un vrai beau club avec une vraie base de supporters, répond Dayan. Le FCN est très populaire et dans le championnat français il n’y en a pas tant que ça. Enfin, Nantes, c’est une grande ville moderne. Il y a de vrais atouts… » Assez pour attirer de gros investisseurs ?

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