Tour de force des manifestants en Loire-Atlantique

MOUVEMENT SOCIAL A Nantes ou Saint-Nazaire, ils nétaient des milliers mardi à protester contre le gouvernement...

F. B.

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La plus grosse mobilisation depuis les mouvements anti-CPE d'avril 2006, en Loire-Atlantique. Une foule immense a défilé mardi midi à l'occasion d'une journée d'action interprofessionnelle contre les réformes du gouvernement Sarkozy. Pas moins de 15.000 personnes selon la police, 30.000 selon les syndicats, ont exprimé leur colère, à Nantes. Ils étaient aussi environ 5.000 à Saint-Nazaire. Si les cheminots et les fonctionnaires étaient les plus nombreux, de nombreux salariés du privé (Airbus, France Telecom, etc.), étudiants, lycéens ou élus ont manifesté dans la rue à leurs côtés.

Sur les banderoles, les revendications étaient ainsi des plus diverses: retraites, régimes spéciaux, services publics, pouvoir d'achat, sécurité sociale, budget de l'éducation nationale, autonomie des universités ou défense des emplois. «Salaires, retraites, santé, tout est lié. C'est le signe d'un mécontentement général qui monte», estime Eric, infirmier. «Il y a des salariés pour qui ça coûtent de faire grève mais qui sont quand même là en soutien, observe Philippe, électricien. A défaut de nous opposer, Sarkozy va réussir une chose, c'est mettre tout le monde dans la rue.»

Comme prévu, la grève a été fortement suivie dans la fonction publique. Plus d'un enseignant sur deux n'ont pas assuré leur cours dans le département. A Nantes, la plupart des cantines et équipements publics étaient fermés. Le trafic ferroviaire a aussi été une nouvelle fois très perturbé, seuls les bus et tramways sont parvenus à circuler quasi-normalement.

colère
En fin de manif, plus 300 étudiants venus réclamer la démission du président de l'Université ont bloqué l'accès au pont Haudaudine. Le face-à-face tendu avec les forces de l'ordre a duré plus d'une heure.