La Loire-Atlantique, département le plus écologique de France

ENVIRONNEMENT Selon le 10e Palmarès de l’écologie dévoilé ce jeudi par l’hebdomadaire « La Vie »…

F.B.

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La Loire-Atlantique est le premier département bio en lait (ici au Bignon, près de Nantes).
La Loire-Atlantique est le premier département bio en lait (ici au Bignon, près de Nantes). — G.Gobet/AFP

La Loire-Atlantique, département le plus écologique de France, à l’heure du très controversé projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui l’eût cru ? C’est pourtant bien elle qui est arrivée en tête, devant la Gironde, l’Hérault et le Morbihan, du 10e Palmarès de l’écologie dévoilé par l’hebdomadaire La Vie ce jeudi. Une demi-surprise dans la mesure où elle flirtait avec les places d’honneur depuis plusieurs années (2e en 2010, 3e en 2012, 4e en 2015).

Sur le podium dans trois catégories

Huit critères principaux ont été retenus par le magazine pour établir son classement. La Loire-Atlantique brille dans six d’entre eux : 3e en agenda 21, 3e en gestion des déchets, 3e en protection de la biodiversité, 5e en consommation durable, 7e en agriculture biologique et 10e en transition énergétique.

L’hebdomadaire salue ainsi le fort maillage de circuits courts (59 Amaps, 120 magasins équitables), les 47.000 hectares cultivés en bio par des producteurs de plus en plus nombreux, l’implication des collectivités (62 % de la population concernée par un agenda 21), une filière éolienne en plein essor, les sites exceptionnels du  lac de Grand-Lieu, de la Brière ou des marais salants de Guérande…

Mauvaises qualités de l’eau et de l’air

Deux points noirs émergent toutefois : la qualité de l’eau, où la Loire-Atlantique se classe 54e sur 95 (concentrations élevées de phosphates et de pesticides), et la qualité de l’air, où elle termine 78e (rejets d’oxydes de soufre et d’azote liés à l’activité urbaine et industrielle).

>> A lire aussi : Loire-Atlantique: Faut-il s'inquiéter de la qualité de l'air du département?

Sans oublier, bien sûr, le dossier Notre-Dame-des-Landes, qui divise les habitants et « aura plané comme une ombre » pendant toute l’enquête, constate La Vie.