FC Nantes-Stade Rennais: Mais les Canaris ont-ils vraiment raison de s'insurger contre l'arbitre?

DÉCRYPTAGE Un fait de jeu qui a amené le deuxième but de la victoire rennaise (1-2), samedi soir, a créé la polémique...

David Phelippeau
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L'arbitre Johan Hamel semble avoir pris la bonne décision.
L'arbitre Johan Hamel semble avoir pris la bonne décision. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

L’arbitre Johan Hamel a-t-il pris une mauvaise décision sur le deuxième but rennais de la 75e minute ? Et bien, NON ! Le deuxième de Rennes, , est tout à fait valable.

Rappel des faits : 75e minute :  à quarante mètres de son but, veut rapidement jouer un coup franc. Son ballon est intercepté par Sio, qui est positionné latéralement par rapport à lui et à un ou deux mètres. Les Canaris perdent alors le ballon et la contre-attaque rennaise se finit dans le but de Riou.

Adrien Thomasson estime que c’est une erreur d’arbitrage

 est venu donner sa version des faits après le match : « Je joue rapidement le coup franc. L’attaquant rennais [Sio], je ne le vois pas car il est dans mon dos, il passe devant moi pour contrer le ballon… Je le sens à un ou deux mètres de moi. L’arbitre me dit que je prends la décision de jouer vite le coup franc donc je prends mes responsabilités. Pour moi, c’est une erreur d’arbitrage ! »

Quelques minutes avant, son entraîneur René Girard a aussi dénoncé « une erreur d’arbitrage ».

Au regard des images et du texte de loi FIFA qui régit cette situation, l’arbitre a pris la bonne décision. Il faut lire attentivement . Il dit : « Si un adversaire ne se trouve pas à distance réglementaire lors de l’exécution du coup franc, celui-ci devra être retiré sauf si la règle de l’avantage peut être appliquée. Si un joueur décide de jouer un coup franc rapidement et qu’un adversaire se trouvant à moins de 9,15 m intercepte le ballon, l’arbitre doit permettre au jeu de se poursuivre. Cependant, un adversaire empêchant délibérément l’exécution d’un coup franc doit être averti pour avoir retardé la reprise du jeu. »

Dans le cas précis, l’arbitre a sans doute considéré deux éléments importants pour sa décision.  était tout d’abord positionné latéralement par rapport à Thomasson (et non devant lui), mais surtout il a estimé que l’attaquant rennais n’avait pas cherché « délibérément » à empêcher la tenue du coup franc (il n’a pas tendu le pied pour contrer le coup franc à bout portant comme on voit très souvent pendant les matchs). Il a tout simplement intercepté la passe de Thomasson alors qu’il se trouvait à un ou deux mètres de lui. Le deuxième but rennais était donc tout à fait valable.