A l'université de Nantes, le patron hausse le ton

Guillaume Frouin

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Yves Lecointe, le président de l'université de Nantes, a annoncé hier son intention d'organiser la semaine prochaine un vote à bulletins secrets, « vraisemblablement composante par composante ». A ce jour, les facultés de lettres, sciences humaines, langues et droit sont bloquées. Celle de sciences les a rejointes hier. « La force publique, je la réutiliserai dès lors que la sécurité des individus et des bâtiments ne sera pas assurée », a-t-il prévenu. Or, « des agressions verbales » sur le personnel de l'université se multiplient de la part des grévistes, a assuré Yves Lecointe, qui n'a pas procédé à l'évacuation des amphis « par souci d'apaisement ».

Le président de l'université a également assuré que la loi Pécresse était « une opportunité à saisir ». « Avec 1 500 intervenants, le monde du travail est déjà présent dans l'université, et cela ne pose pas de problèmes majeurs, a-t-il affirmé. Les dons extérieurs nous apporteront une part de bonus, qui devra être distribuée de façon équitable sur toutes les formations. Les entreprises n'auront pas le choix de l'affectation de ces fonds. » De leur côté, les étudiants en grève ne comptent pas en rester là. Ils appelaient à un rassemblement en voiture ce matin, à 6 h 30, sur le campus. Probablement vers un point stratégique, comme le pont de Cheviré ou le péage du Bignon.

Enfin, il a indiqué que des adaptations étaient « prévisibles » pour l'organisation des partiels.

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Des étudiants évacués
Des étudiants de l'université de Nantes qui avaient réinvesti vendredi après-midi un bâtiment de Sciences humaines fermé administrativement depuis jeudi soir ont été évacués vers 19h00 par les forces de l'ordre.

Une soixantaine d'étudiants avaient forcé peu avant 16h00 l'entrée de l'un des bâtiments, Censive, où ils ont décidé de continuer leur AG. Peu à peu de nombreux étudiants ont quitté le bâtiment pour continuer l'AG à l'extérieur.

36 étudiants encore présents dans le bâtiment à 19h00 ont été évacués par une centaine d'agents des forces de l'ordre qui ont écarté, pour procéder à l'évacuation, quelque 250 étudiants présents devant le bâtiment, a précisé la préfecture.

L'occupation du bâtiment est intervenue alors que le président de l'université, Yves Lecointe, recevait les syndicats d'étudiants.