Primaire à gauche: François de Rugy veut que le débat commence, avant la décision d'Hollande

POLITIQUE Le député de Loire-Atlantique, qui lance sa campagne ce samedi, souhaite porter une «écologie pragmatique» dans la primaire de la gauche...

Julie Urbach

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Le 27 août 2015 à Paris, Francois de Rugy. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Le 27 août 2015 à Paris, Francois de Rugy. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD — AFP

A droite, la campagne de la primaire bat son plein. A gauche, les regards sont principalement tournés vers François Hollande… ou la personnalité qui pourrait le remplacer. S’il admet que le timing n’est pas idéal, l’écologiste François de Rugy s’apprête, quant à lui, à lancer sa campagne, aux Buttes-Chaumont à Paris ce samedi.

Alors que le site Internet du scrutin, prévu en janvier, vient tout juste de sortir, « on ne va pas attendre la décision de François Hollande pour amorcer le débat », lâche le candidat, soutenu par Barbara Pompili et Emmanuelle Cosse.

Peser dans le débat

A trois mois de la primaire à gauche, alors que cinq autres candidats se sont déclarés, le député de Loire-Atlantique a annoncé ce vendredi vouloir « peser » dans le scrutin, tout en reconnaissant son « déficit de notoriété ». « J’irai jusqu’au bout, prévient celui qui a claqué la porte d’EELV, en 2015, pour créer « Le parti écologiste », qui compterait actuellement un millier d’adhérents. Crédité de 1 à 3 % dans un sondage publié fin septembre, il rêverait d’atteindre les 10 %.

Au-delà des chiffres, François de Rugy (dispensé de chasse aux parrainages, car issu d’un parti associé) espère que la primaire sera un moment de démocratie, « en dehors des logiques de parti ». Il demande en premier lieu un bilan.

« François Hollande devra justifier sa candidature, notamment après la publication de ce livre qui est celui de trop. Mais aussi apporter aux Français une vision lucide de son mandat », glisse le député, qui annonce aussi qu’il se représentera aux législatives.

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Pas pour devenir ministre

Celui qui défend une écologie « pragmatique », loin de la « course à la radicalité et l’isolationnisme d’Europe Ecologie-Les Verts » voit dans le processus une chance pour que « l’écologie ait des leviers d’action ». Mais assure qu’il ne pense pas à celle d’accéder, peut-être, à un poste de ministre.

François de Rugy détaillera ce samedi ses propositions comme « l’application réelle de la loi sur la transition énergétique », « la généralisation des voitures électriques ou hybride d’ici 2025 », et plus généralement le « refus de la tentation de la régression ».