Cholestérol : Des chercheurs se penchent sur les facteurs de risque héréditaires

RECHERCHE Le coup d'envoi d'un ambitieux programme de recherche, primé au niveau national, a été donné ce jeudi...

Frédéric Brenon

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Travail en laboratoire à l'Institut de recherche en santé de l'université de Nantes (IRUN)
Travail en laboratoire à l'Institut de recherche en santé de l'université de Nantes (IRUN) — Frederic Brenon / 20 Minutes

L’excès de cholestérol dans le sang augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires. Le plus souvent, il est dû une mauvaise alimentation. Mais pour certaines personnes (une sur 300 en France), cette hypercholestérolémie est d’origine héréditaire. Or près de 90 % des malades ignorent qu’ils sont concernés, faute de dépistage et de symptômes avant-coureurs.

Pour répondre à cette problématique de santé publique, des chercheurs et médecins nantais ont donné le coup d’envoi ce jeudi d’un ambitieux programme de recherche. Baptisé CHOPIN (Cholesterol personalized innovation), il vise à identifier les facteurs de risque de développement de l’hypercholestérolémie, de nouveaux gènes en particulier. Les profils de quelque 4000 familles ayant génétiquement des taux extrêmes de cholestérol (très haut ou très bas) seront ainsi étudiés.

De nouveaux traitements

« L’objectif à terme est double », explique le professeur Bertrand Carriou à la tête de CHOPIN : « mettre au point des traitements innovants et personnalisés » dans un but curatif, mais aussi « mieux repérer les patients les plus à risque » dans un but préventif.

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Huit équipes de recherche et une quarantaine de personnes issues du CHU de Nantes, de l’Inserm, de l’Université de Nantes et du CNRS vont travailler sur ce programme pendant cinq ans. Un partenariat a été passé avec des industriels pour la mise au point de médicaments.

Une bourse de 8,3 millions d'euros

Le programme CHOPIN est l’un des dix lauréats français, le seul dans le Grand Ouest, à avoir obtenu un financement dans le cadre de l’appel à projets Recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU). Une enveloppe de 8,3 millions d'euros lui a été attribuée.

« C’est un projet d’envergure pour la recherche nantaise, se félicite Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole. Il est emblématique de ce que peuvent faire l’enseignement supérieur, la recherche et la santé lorsqu’ils travaillent ensemble. »