Notre-Dame-des-Landes: Grosse colère des collectivités après les propos de Ségolène Royal

PROJET D'AEROPORT Les porteurs du projet d'aéroport demandent à François Hollande et Manuel Valls de recadrer la ministre de l'Environnement...

F.B.

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La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal — DOMINIQUE FAGET / AFP

La dernière sortie médiatique de Ségolène Royal au sujet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et son opposition à l’éventuelle expulsion de la ZAD, n’a pas été du goût des 22 collectivités engagées financièrement dans le projet. Mais alors pas du tout.

Dans un communiqué, les collectivités (dont la plupart sont socialistes) ont qualifié ce mardi les déclarations de la ministre de l’Environnement de « totalement irresponsables car elles apparaissent clairement comme un encouragement à la violence envers les forces de l’ordre ».

Demande de recadrage de la ministre

Pour Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire et du Syndicat mixte aéroportuaire, Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole, Philippe Grosvalet président du département de Loire-Atlantique et David Samzun, président de l’agglomération de Saint-Nazaire, « ces propos d’un ministre qui défie l’autorité de l’Etat et s’oppose au respect de la loi ne peuvent rester sans suite alors que les forces de l’ordre se préparent à faire respecter la loi de la République et les décisions de justice sur la ZAD. »

Ils réclament sans ambiguïté une intervention de François Hollande et de Manuel Valls. « Nous appelons clairement le Président de la République et le Premier ministre à recadrer Mme Royal qui ne peut impunément bafouer leur autorité et mépriser les citoyens concernés qui ont voté le 26 juin et qui attendent le respect de la loi et de la démocratie. C’est désormais l’autorité non seulement sur la ZAD mais aussi au sein du gouvernement qui est en jeu. »

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Ségolène Royal a dénoncé lundi soir sur iTELE « un déni de démocratie, un déni de transparence, un manque de dialogue, un manque d’explications, un manque de justification » au sujet du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a également déclaré qu’elle n’était « pas favorable à l’évacuation par la violence de la ZAD ».