Notre-Dame-des-Landes: Les pro-aéroport brandissent le vote du 26 juin en réponse aux opposants

PROJET D'AEROPORT Le rassemblement des anti-aéroport à Notre-Dame-des-Landes samedi n'ébranle pas les partisans du projet...

Frédéric Brenon

— 

L'un des temps forts du rassemblement des anti-aéroport le 8 octobre 2016 à Notre-Dame-des-Landes a été la saisie de centaines de bâtons.
L'un des temps forts du rassemblement des anti-aéroport le 8 octobre 2016 à Notre-Dame-des-Landes a été la saisie de centaines de bâtons. — JS Evrard/AFP

La démonstration de force des anti-aéroport, qui ont rassemblé entre 12.000 et 40.000 personnes samedi à Notre-Dame-des-Landes pour dire « non » au projet, n’a pas ému (du moins officiellement) plus que ça que les partisans. Pour le syndicat mixte regroupant les collectivités soutenant l’aéroport, ce rassemblement était un « baroud d’honneur d’opposants venus pour beaucoup d’autres régions ».

« Que pèsent-ils face aux 269.000 personnes qui ont voté oui au transfert le 26 juin dernier ? ironise le syndicat mixte. La plupart de nos concitoyens sont des démocrates et tiennent au respect du vote du 26 juin. »

«L'important, c'est le scrutin»

« Ils pourraient être 100.000 à se rassembler que ça ne changerait rien, insiste également Alain Mustière, président de l’association Des Ailes pour l’Ouest. Les électeurs de Loire-Atlantique se sont exprimés lors d’un scrutin et c’est ça qui est important. La démocratie l’emporte sur la démonstration de force. »

>> A lire aussi : Notre-Dame-des-Landes: Les communes qui ont voté «oui» et celles qui ont dit «non»

Le syndicat mixte rappelle également que 156 décisions de justice ont été favorables au projet de nouvel aéroport, que celui-ci bénéficie depuis quinze ans du « soutien de trois Présidents de la République, six Premiers ministres et 22 collectivités locales » et que « 95 % des occupants historiques ont vendu leurs terres à l’amiable ou ont accepté leurs conditions de départ ».

«Faire cesser l'occupation illégale»

Les élus du Syndicat Mixte appellent désormais le gouvernement à « faire cesser l’occupation illégale afin de permettre le début travaux conformément aux engagements du Président de la République et du Premier ministre ».

La majorité des opposants à l’aéroport considèrent comme illégitime le vote organisé le 26 juin en Loire-Atlantique en raison d’un périmètre de consultation jugé trop restreint.