Tony Meilhon condamné à un an de prison supplémentaire pour avoir incendié sa cellule

JUSTICE Le tribunal d'Alençon l'a également condamné à payer 4.420 euros pour la remise en état de la cellule...

20 Minutes avec AFP

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Tony Meilhon en mai 2013 lors de son transfert vers la cour d'assises de Loire-Atlantique.
Tony Meilhon en mai 2013 lors de son transfert vers la cour d'assises de Loire-Atlantique. — F.Perry/AFP

Il avait été condamné à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre de Laetitia Perrais. Tony Meilhon a été condamné jeudi à un an de prison supplémentaire pour avoir mis le feu à sa cellule, par le tribunal correctionnel d'Alençon, en Normandie. Il a aussi été condamné à payer à l'administration pénitentiaire 4.420 euros pour la remise en état.

Précédemment incarcéré en banlieue parisienne, au centre pénitentiaire de Fresnes, l'homme de 37 ans a été transféré à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon au mois de mai. Après une tentative de suicide en août, puis une grève de la faim et de la soif en septembre, le détenu s'en est pris le 21 septembre à sa cellule, après que l'administration pénitentiaire lui a refusé du tabac.

>> Affaire Laetitia: Meilhon une nouvelle fois condamné à perpétuité

Le prisonnier a collé son matelas contre la porte, avant d'y mettre le feu. Alertés par les fumées, les surveillants se sont alors précipités dans la cellule où ils ont découvert Tony Meilhon sous son bureau.

L'impression d'être défavorisé

Jeudi, à l'audience devant le tribunal d'Alençon, le détenu a expliqué son geste par sa déception devant l'absence de formation et l'impression qu'il a d'être défavorisé par l'administration pénitentiaire par rapport à ses codétenus.

«Si j'avais été mieux pris en charge, je n'en serais pas là. J'ai pas accès au travail, à rien du tout», a-t-il déploré, s'exprimant de manière calme, et assurant avoir voulu «mettre fin à (s)es jours».

A 37 ans, Tony Meilhon a passé plus de 16 ans de sa vie derrière les barreaux. Il purge une réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, peine à laquelle il a été condamné en octobre 2015 par la cour d'appel de Rennes.