Loire-Atlantique: Des coups de feu contre le futur centre d'accueil de migrants à Saint-Brévin

MIGRANTS Un centre de vacances EDF a été la cible de tirs, mardi soir...

20 Minutes avec AFP

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Deuxième jour de contrôles pour les commerces de la «Jungle» de Calais.
Deuxième jour de contrôles pour les commerces de la «Jungle» de Calais. — M.Libert/20 Minutes

La tension ne redescend pas. Alors que la commune de Saint-Brévin se divise sur le futur accueil de 70 migrants venus de Calais, des coups de feu ont été tirés mardi soir sur la façade du centre devant les accueillir. Une enquête a été ouverte, a-t-on appris mercredi auprès des gendarmes.

Les tirs ont eu lieu vers 20h35 contre le centre de vacances EDF choisi par l'Etat pour héberger ces migrants, ont indiqué les gendarmes, sans donner plus de précision. Aucune interpellation n'avait été effectuée mercredi soir.

Un réunion publique organisée par les opposants

«Cet acte est inadmissible et irresponsable», s'est ému le maire divers droite de Saint-Brévin, Yannick Haury. Le 17 septembre, environ 200 partisans et autant d'opposants à l'arrivée de 70 migrants étaient descendus dans la rue et s'étaient lancé «quelques invectives», lors de deux manifestations qui s'étaient déroulées sans incident notable, avait alors indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.

«Il y a quelques personnes qui entretiennent ce climat, mais la majorité des Brévinois (...) souhaite que cet accueil de personnes réfugiées puisse se faire dans les meilleures conditions», a déclaré Yannick Haury.

Le collectif des «Brévinois contre l'implantation de migrants» a décidé la semaine dernière d'organiser lui-même une «réunion publique d'information», ce samedi. Dans un communiqué, il condamne «fermement» les coups de feu. «L’imposition de migrants dans notre commune, sans aucune concertation, sans aucune information, sans demander l’avis des Brévinois est également une violence qu’il convient de condamner», ajoute la déclaration.

Soutien de la CGT

Dans un communiqué, la CGT a «condamné avec la plus grande fermeté cette lâche tentative d'intimidation», et apporté son «soutien total à la CCAS, à ses élus et aux salariés de la Caisse centrale des activités sociales des personnels des industries électriques et gazières».