FC Nantes: René Girard, sursitaire pour sa direction, soutenu par son vestiaire

FOOTBALL Après le succès (1-0) contre Bastia, samedi, à la Beaujoire, le coach reste sous surveillance...

David Phelippeau

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L'entraîneur nantais René Girard.
L'entraîneur nantais René Girard. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

En gagnant (1-0) contre Bastia, samedi, les Canaris (16es) ont circonscrit une bonne partie de l’incendie qui se propage à la Jonelière depuis plusieurs semaines. Ils ont aussi très sûrement - mais de manière provisoire - sauvé le poste de leur coach René Girard. Samedi midi, le président Kita a eu beau affirmer sur une chaîne d’information en continu qu’il ne se séparerait pas de son technicien quoi qu’il arrive, un revers (voire un match nul) aurait sans aucun doute scellé l’avenir de Girard.

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La victoire de samedi n’a fait que repousser une séparation que beaucoup estiment inéluctable. Depuis plusieurs semaines, à la Jonelière, le technicien est isolé avec son staff technique. Ses relations avec Franck Kita, le directeur général délégué, sont presque inexistantes. Incompréhensions et désaccords sur le mercato ont créé de grosses tensions entre les deux hommes. Rancuniers, René Girard et Franck Kita devraient camper sur leurs positions respectives.

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Touré directeur sortif ?

José Touré, qui est proche du clan Kita et dont on ignore le rôle exact, s’est aussi considérablement éloigné du technicien. Il se dit que l’ancien Canari lorgnerait un futur poste de directeur sportif…

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Entre le président Kita et le coach, les relations ne sont en revanche pas coupées. Girard a déjà expliqué à WK les raisons et les coupables - à ses yeux - du dysfonctionnement du club. Le président, lui, a toujours en travers de la gorge le fait que le coach ait revu unilatéralement à la baisse les ambitions (« jusqu’à la 15e place ») et qu’il ait stigmatisé l’absence de moyens de l’homme d’affaires franco-polonais, juste après la fin du mercato (« Quand on ne peut pas s’acheter un costume Boss, on attend les soldes… »)

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Aussi, René Girard est en sursis (aux yeux de sa direction), mais il est soutenu par son vestiaire. La semaine dernière, lorsque 20 Minutes a révélé que le président Kita avait appelé Rolland Courbis, certains joueurs, troublés, ont voulu en savoir davantage. Comme partout où il est passé, René Girard séduit le vestiaire. L’adhésion des joueurs à sa méthode semble quasi-totale.

Pas étonnant donc qu’après le succès contre les Corses, certains éléments aient plaidé la cause de leur entraîneur. Gillet : « On a montré ce soir que nous étions à fond derrière. Je ne crois pas que le coach était le problème jusqu’à maintenant. » Dans l’euphorie de la victoire - la première à domicile -, Léo Dubois a même lancé : « René Girard peut être fier de nous, on peut être fier de lui… »

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