FC Nantes: «Ce soir, je suis moins con que d'habitude», lance Girard, après le succès contre Bastia

FOOTBALL L'entraîneur nantais, après le succès (1-0) de ses joueurs contre Bastia, est apparu beaucoup plus détendu que la semaine dernière...

David Phelippeau
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L'entraîneur nantais René Girard.
L'entraîneur nantais René Girard. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Evidemment, dès son arrivée dans la salle de conférences, René Girard n’a pu s’empêcher de faire une allusion au point-presse de jeudi dernier. « Il y a moins de monde que jeudi… », a-t-il lancé tout sourire. Sa conférence d’avant-match avait en effet fait grand bruit. Son «  Téléphone à ta grand-mère, elle va te le dire », lancé, à un confrère, qui l’interrogeait sur la rumeur Courbis, avait amusé (ou affligé) toute la France du foot.

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Après le premier succès (1-0) de ses joueurs de la saison à la Beaujoire, contre Bastia, le coach nantais était soulagé et beaucoup plus calme qu’avant la rencontre…

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Quel est votre sentiment sur cette victoire ?

Trois points, des garçons heureux dans le vestiaire. J’avais peur qu’ils perdent le goût de la victoire, ça commençait à être un peu pénible. C’est une bonne victoire ce soir. J’espère que le destin a un peu tourné.

On a senti beaucoup d’envie dès le début…

Je crois qu’on a bien entamé le match. On a su bousculer cette équipe de Bastia. On espère que ça sera un déclic. C’est une victoire qui fait du bien après une mer agitée…

Une grand-mère plutôt non ?

Oui, une grand-mère pardon (rires).

On vous sent plus zen que jeudi dernier ?

Quand je dis la vérité, on dit toujours que je suis en colère. Quand j’ai parlé de la grand-mère, je n’étais pas en colère du tout. Je suis un pauvre entraîneur, je n’ai pas la matière grise que vous avez, je vous laisse interpréter cette phrase… Ça a dû vous plaire car vous l’avez beaucoup reprise. Il n’y avait rien de méprisant, je n’ai méprisé personne ! Je pense que vous n’avez pas l’habitude qu’on vous dise les choses.

Vous êtes quand même beaucoup plus calme ce soir…

J’essaie de vous séduire, de vous charmer ce soir. Je vois qu’il y a des beaux blonds, des rasés, des frisés, un peu de tout… Mais, oui, je suis moins con que d’habitude.

Ce succès peut-il être un déclic ?

C’est toujours mieux de passer une trêve internationale dans la joie et la bonne humeur. On va parler d’autres choses. On va retrouver des garçons gonflés à bloc. Ce soir, ils se sont filés une bonne bouffée d’oxygène. Je pense de toute façon qu’on mérite mieux que là où on était…

Le public vous a soutenu du début à la fin ?

Oui, chapeau !Le kop a été extraordinaire. On a pourtant eu une arrivée difficile, il a fallu que j’attende 62 ans pour vivre ça. C’est un petit peu dommage, mais ce qu’on a retrouvé ensuite dans le stade a été exceptionnel. Quand vous avez des petits coups de pompe, c’est vraiment important.

Que s’est-il passé à votre descente du bus au stade ?

Ce fut un petit peu houleux. Il y a des limites à ne pas franchir. Je peux comprendre que certains ne soient pas contents, mais il y a des choses qu’on ne peut pas tolérer. Le football, ce n’est pas la guerre.

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