FC Nantes: «Téléphone à ta grand-mère!», balance Girard à un journaliste qui l'interroge sur la rumeur Courbis

FOOTBALL Avant la réception de Bastia, samedi, l'entraîneur du FC Nantes a tenu une conférence de presse lunaire...

David Phelippeau

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L'entraîneur René Girard
L'entraîneur René Girard — AFP

La conférence de presse de René Girard aura duré dix minutes, ce jeudi midi. Dix minutes durant lesquelles l’entraîneur du FC Nantes (18e de Ligue 1) a semblé sous grande tension et au bord de la rupture. Il s’est par moment lâché, mais a aussi donné le sentiment de ne pas vouloir trop en dire (encore). Avant la réception de Bastia, samedi, à la Beaujoire, le coach nantais se sait extrêmement fragilisé.

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Samedi, la pression est énorme sur votre équipe ?

Je vois que vous, vous en avez car je vois que vous êtes nombreux aujourd’hui [une vingtaine de journalistes, cinq caméras, dont celle du club]. Ça sent le sang, c’est ça ? Le sport n’intéresse plus les journaux français maintenant… Non, pas plus de pression. Il faut prendre des points, il serait irresponsable de ne pas le savoir.

Le club est-il dans une situation d’urgence ?

Il faut prendre des points, mais il n’y a pas le feu non plus car, mathématiquement, il y a encore beaucoup de points à distribuer.

Avec votre expérience, vous devez prendre du recul ?

Heureusement car avec toutes les conneries écrites ou dites, il faut prendre de la hauteur.

Quelle est la plus grosse connerie que vous avez lue ?

La somme que la direction devrait verser si je suis viré [3 millions d’euros selon l’Equipe] ! Ils auraient dû mettre nets d’impôts (ironique)… Il en manquait un bout.

Vous sentez-vous menacé ?

Par qui ? Par vous ? On parle maintenant de Bastia, Bastia, Bastia…

N’Zogbia, il va signer ou non ?

En principe non. C’est une très mauvaise surprise.

C’est pour raisons médicales ?

Je vous rappellerai qu’avant de mettre des conneries dans les journaux, il vaut mieux s’informer. Le plan médical, c’est à titre privé. Si des gens ont bavé… C’est un peu dommage de voir que quand un garçon passe des tests tout à fait normaux, il y a des déclarations dans les journaux qui ne devraient pas y être.

Sentez-vous que votre équipe progresse ?

Je pense que l’équipe progresse, mais Coubertin ce n’est pas mon copain. L’important c’est de gagner aussi pour prendre des points. Aujourd’hui, progresser c’est bien, mais il faut qu’on arrive à être efficace dans la capitalisation de points.

Vous réclamez de la patience, du temps à tout le monde ?

Je ne réclame rien. Je sais le métier que je fais. Je sais qu’il faut prendre des points. Je comprends l’impatience. Il faut comprendre la mienne aussi. Pour l’instant, je pense à Bastia et le reste ce n’est pas mon problème.

Elle est liée à quoi votre impatience ?

On aura l’occasion d’en reparler. L’impatience, c’est tout simplement d’avoir des joueurs que je désirais. Il n’y a pas d’autres problèmes. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le terrain et de pouvoir faire ce dont j’ai envie. Si ce n’est pas le cas, c’est comme ça.

D’autres joueurs pourraient finalement rejoindre le FCN avant le prochain mercato ?

Non, non.

Vous attendiez-vous à un tel chantier ?

Mon ancien métier est carreleur. Quand on prépare une chape, vous mettez d’abord le sable, puis le ciment et les carreaux, après on le tape, on jointe et c’est fini. Dans le monde du football, c’est pareil, il y a du travail. Encore faut-il pouvoir le faire.

Vous estimez ne pas pouvoir le faire correctement ?

On parle de Bastia, j’en ai assez dit. Le reste ce n’est pas à l’ordre du jour.

La rumeur Courbis a-t-elle pollué la semaine ?

(Il se lève). Téléphone à ta grand-mère, elle va te le dire !

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