Loire-Atlantique: Le département lance un Observatoire des violences faites aux femmes

FAITS DIVERS Le conseil départemental veut mieux connaître la réalité des violences afin de mieux les combattre…

F.B.

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Illustration accueil de femmes au Savim Service d'aide aux victimes. Creation d'appartements pour femmes battues.
Illustration accueil de femmes au Savim Service d'aide aux victimes. Creation d'appartements pour femmes battues. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Selon les estimations, 38.000 femmes seraient victimes de violences chaque année en Loire-Atlantique. Il s’agit de violences conjugales au domicile familial, mais aussi d’agressions physiques, verbales ou psychologiques dans la rue ou sur le lieu travail.

Afin de mieux évaluer la problématique et mieux la combattre, le conseil départemental a décidé de lancer un Observatoire des violences faites aux femmes. Il aura pour mission de collecter et d’analyser les données statistiques, de valoriser les actions menées dans le département, de renforcer le travail en réseau avec les acteurs concernés, ou encore de proposer des dispositifs expérimentaux.

Une victime sur deux ne dit rien

Il faut dire que ces violences sont encore trop souvent cachées. Une victime sur deux n’entreprend aucune démarche : pas de consultation médicale, ni de recours aux services sociaux ou à des associations d’aide. Seulement une femme sur quatre se rend à la gendarmerie ou au commissariat.

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Sans attendre l’Observatoire, le département a déjà engagé plusieurs actions dans le cadre de la lutte contre ce type de violences : hébergement en urgence et à moyen terme, accueil et accompagnement par les équipes de centres médico-sociaux (CMS) et dans les bureaux d’aide aux victimes de la police et de la gendarmerie, engagement dans le protocole «  Téléphone grave danger », subventions aux associations…