Notre-Dame-des-Landes: Un opposant condamné en appel à un an de prison ferme pour violences

PROJET D'AEROPORT Il devra en outre verser plus de 17.000 euros de dommages et intérêts à une agence de voyage nantaise, dont les locaux avaient été dégradés...

20 Minutes avec AFP

— 

La manif anti-NDDL le 22 février 2014 à Nante
La manif anti-NDDL le 22 février 2014 à Nante — Jean-Sébastien Evrard AFP

Il était jugé pour des violences et dégradations, commises lors de la fameuse manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en février 2014 à Nantes. La cour d’appel de Rennes a confirmé mercredi la condamnation d’un zadiste de 31 ans à 18 mois de prison, dont six avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Nantes avait rendu sa décision en juillet 2014. Le prévenu, qui comparaissait libre ce jour-là, avait pris la fuite à vélo avant le prononcé du jugement pour se réfugier dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il n’avait été interpellé qu’en avril dernier à Lons-le-Saunier (Jura), où il avait été incarcéré. Il avait été remis en liberté début juillet, sous bracelet électronique.

>> Notre-Dame-des-Landes: Sursis et amende confirmés pour des dégradations lors d'une manif

Eventuel pourvoi en cassation

Selon l’arrêt, le jeune homme a été reconnu mercredi coupable de récidive de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, de récidive de dégradation sur le bien d’autrui commis en réunion, et de récidive de participation avec arme à une manifestation. Outre la peine de prison, il devra verser plus de 17.000 euros de dommages et intérêts à l’agence de voyages Fram, dont la vitrine et les locaux ont été saccagés à Nantes.

« Évidemment, c’est une déception, nous allons réfléchir à un éventuel pourvoi en cassation », a déclaré son avocat, Benoît Poquet. Le jeune homme avait déjà été poursuivi par la justice, cumulant six condamnations entre 2006 et 2011, notamment pour violences sur dépositaire de l’ordre public, détention d’engin explosif, association de malfaiteurs ou encore vols avec arme, avait relevé l’avocat général lors de l’audience devant la cour d’appel de Rennes.