HBC Nantes: « Chambéry ? Un très grand chapitre de ma vie», explique Cyril Dumoulin

INTERVIEW Le gardien de but du HBC Nantes va affronter Chambéry, ce mercredi (20 h 45), son club de toujours...

David Phelippeau

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Le gardien de but  Cyril Dumoulin.
Le gardien de but Cyril Dumoulin. — Pillaud / Sportissimo

2000-2014. Quatorze ans de sa vie.Le gardien de but du HBC Nantes Cyril Dumoulin retrouve, ce mercredi (20 h 45), à la Trocardière, Chambéry, lors de la 2e journée de LNH. Même s’il est Nantais aujourd’hui, Dumoulin n’en oublie pas pour autant que c’est sa période chambérienne qui a façonné en grande partie ce qu’il est aujourd’hui…

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Lundi, vous étiez enfin au repos [le HBCN enchaîne les matchs]. Ça fait du bien une journée sans hand ?

C’était une vraie journée sans hand. Bon, j’en ai regardé à la télé pour préparer le match de mercredi, mais je n’étais pas sur le terrain. Ça fait du bien de couper un peu. Pour la tête, c’est important de pouvoir s’échapper un peu du hand. On dort pas mal, la récupération est le maître mot dans les semaines à venir.

On dit que le repos est encore plus important pour les gardiens…

Oui, c’est encore plus important, surtout au niveau de l’éveil et pour être le plus réactif et lucide possible…

Mercredi, vous allez affronter votre club de toujours. Est-ce encore plus particulier pendant le match pour un gardien ?

C’est particulier pour un gardien quand on connaît beaucoup de joueurs en face. Parce que tu les connais par cœur et ils te connaissent par cœur. On dit souvent sur ce genre de matchs que c’est tout ou rien. Après, Chambéry je connais de moins en moins de joueurs avec le temps…

Qui des joueurs de champ ou des gardiens sont les plus avantagés dans ce genre de match « retrouvailles » ?

Généralement, les gardiens connaissent mieux les joueurs car, nous, on rajoute des vidéos. Il n’est pas sûr que les joueurs de Chambéry soient en train de faire une séance vidéo sur moi ! J’ai ainsi peut-être plus d’informations sur les tireurs qui viennent confirmer des souvenirs lointains

Les tireurs essaient-ils de changer leurs shoots alors ?

On m’a dit que certains le faisaient. En début de match, si je suis en réussite sur leurs tirs préférentiels, là, ils vont changer. A chaque match contre moi, Grégoire Detrez [pivot de Chambéry] fait des tirs qu’il ne fait jamais normalement.

Et Chambéry, ça représente quoi pour vous ?

Quatorze années au sein du club, seize, si on rajoute les deux ans de sports études là-bas, de 1998 à 2014. C’est un très grand chapitre de ma vie. Ce sont énormément de choses, mais surtout les amitiés que j’ai gardées dans le hand et aussi en dehors. J’ai tout connu là-bas. Je suis arrivé à 14-15 ans, j’étais un gamin qui découvrait la vie. J’en suis parti marié, en adulte, accompli sur le plan personnel et professionnel. Aujourd’hui, je me sens Chambérien et je le serai jusqu’au bout de ma vie. Même si je suis né à Lyon, je me sens plus Chambérien que Lyonnais.

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