Tony Meilhon en mai 2013 lors de son transfert vers la cour d'assises de Loire-Atlantique.
Tony Meilhon en mai 2013 lors de son transfert vers la cour d'assises de Loire-Atlantique. — F.Perry/AFP

FAITS DIVERS

Tony Meilhon hospitalisé après avoir mis le feu à sa cellule

Le meurtrier de Laëtitia Perrais a mis volontairement le feu à son matelas à la prison d'Alençon...

Tony Meilhon a semé la pagaille, mercredi soir, au centre de détention de Condé-sur-Sarthe (Orne), où il est incarcéré. L’assassin de Laëtitia Perrais a mis le feu au matelas de sa cellule, provoquant le dégagement d’une épaisse fumée noire, rapporte l’administration pénitentiaire. Evacué par les surveillants alors qu’il a été trouvé replié dans sa douche, Tony Meilhon a dû être transféré à l’hôpital d’Alençon pour y recevoir des soins et subir des examens.

Pas une tentative de suicide

D’après les surveillants, le détenu aurait d’abord refusé de quitter sa cellule lorsque le feu a été découvert. « S’ils n’étaient pas intervenus, il serait mort », estime Emmanuel Guimaraes, délégué FO de la prison de Condé-sur-Sarthe. « La celllule était complètement détruite », complète Jean-Marc Bertrand, du syndicat Ufap-Unsa.

Tony Meilhon a finalement été reconduit en prison dans la nuit, puis placé dans une cellule de protection d’urgence, c’est-à-dire sans objet ou mobilier pouvant le mettre en danger.

Son acte ne serait toutefois pas un suicide mais l’expression d’une rébellion. « Il voulait que l’administration lui fournisse gratuitement du tabac », précise le syndicat Ufap-Unsa.

Condamné à perpétuité

Tony Meilhon a été condamné en juin 2013, par la cour d’assises de Loire-Atlantique, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, pour avoir tué sauvagement Laëtitia Perrais en janvier 2001 près de Pornic. Une sanction confirmée en octobre 2015 par la cour d’appel de Rennes.