Guérande: Contrairement aux apparences, la récolte de sel « n'a pas été exceptionnelle »

ECONOMIE La saison du sel s'achève tout juste dans les marais salants de Guérande...

Frédéric Brenon

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Récolte du sel d'un paludier membre de la coopérative Les Salines de Guérande.
Récolte du sel d'un paludier membre de la coopérative Les Salines de Guérande. — JS Evrard/AFP

L’orage et les pluies de la semaine dernière ont mis un terme définitif à la récole du sel dans les marais salants de Guérande. Le temps est désormais venu de « rentrer » le sel. Et de dresser le bilan. A la coopérative Les Salines de Guérande, qui rassemble 200 paludiers, soit deux producteurs sur trois, la saison est jugée globalement « moyenne ».

« Contrairement à ce que tout le monde pense en raison du beau temps, la saison n’a pas été exceptionnelle, explique-t-on à la coopérative. Pour avoir une saison exceptionnelle, il faut commencer à récolter en juin, voire en mai, au moment où les journées sont les plus longues. Or, cette année, la récolte n’a débuté qu’autour du 14 juillet après un mois de juin extrêmement humide. Les conditions météo ont, heureusement, ensuite été très favorables. Ça a été une période assez intense, donc fatigante pour les paludiers. »

Les ventes résistent bien malgré le contexte

Environ 12.000 tonnes de sel devraient être amassées en 2016, à peine plus que les cinq dernières années, elles aussi considérées « correctes ». Cela n’affectera pas les consommateurs puisque la politique de stocks de la coopérative permet de répondre aux besoins.

Dans un contexte d’une alimentation française moins salée, les ventes du sel de Guérande résistent bien. « On est un sel de table, de bouche, de qualité », justifie-t-on à la coopérative, dont la marque est «Le Guérandais ». Les ventes à l’étranger, en particulier vers le Japon, les Etats-Unis et l’Europe du Nord, se développent.