Nantes: Le grand débat dédié à la transition énergétique va-t-il intéresser les Nantais ?

SOCIETE Nantes métropole a lancé ce mardi son deuxième grand débat, intitulé « La transition énergétique, c’est nous »…

Julie Urbach

— 

NANTES, 23/03/2014 Johanna ROLLAND, candidate PS aux elections municipales a l arrivee dasn son local de campagne
NANTES, 23/03/2014 Johanna ROLLAND, candidate PS aux elections municipales a l arrivee dasn son local de campagne — Fabrice Elsner/20 MINUTES

C’est reparti. Deux ans après le lancement du grand débat sur la Loire, c’est autour de la question de la transition énergétique que la métropole invite le grand public à plancher. Le principe reste le même : à partir de ce mardi, les habitants ont six mois pour débattre, se renseigner, proposer des idées, le tout notamment via un site Internet dédié.

Réduction des déchets, énergies renouvelables, facture d’électricité, innovations… Un rapport mêlant tous ces sujets et bien d’autres sera rédigé, et les élus s’engagent à s’en servir d’ici fin 2017. Reste à savoir si les Nantais seront nombreux à participer.

« Les actions des citoyens »

La question se pose après un premier débat qui n’avait pas vraiment passionné les foules. Si 40.000 personnes avaient contribué de près ou de loin à la démarche, le site Internet officiel n’avait attiré en huit mois que 29.000 visiteurs et reçu 791 contributions individuelles, des chiffres jugés par certains acteurs à l’époque comme « modestes ».

« L’objectif est de dépasser le débat d’experts pour mettre en valeur les actions des citoyens », espère cette fois Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole, qui a fait de la coconstruction son fer de lance. D’où la grande nouveauté : la mise en place de « communautés ».

Se lancer des défis

Cette année, promesse a été faite qu’il n’y aura plus besoin de passer 3h dans une salle pour participer. Les habitants qui souhaitent monter des actions concrètes pourront s’engager dans six groupes, animés par une association. Certains se lanceront des défis (utiliser davantage son vélo par exemple), d’autres organiseront des balades urbaines, un dernier sera chargé d’évaluer les expérimentations déjà mises en place dans la métropole (comme l’éco-appart).

« Nous ne reviendrons pas sur les grands objectifs du mandat, comme celui de chauffer la moitié des logements sociaux grâce aux énergies renouvelables, prévient Julie Laernoes, vice-présidente de Nantes métropole, qui copilote la démarche. Par contre, nous avons besoin de tout le monde pour trouver le chemin pour y arriver. »

>> A lire aussi : Les 30 annonces qui font suite au grand débat sur la Loire

Une commission 100 % citoyenne

Un débat qui s’annonce donc comme moins politique, et peut-être perçu comme moins joué d’avance, dont le lancement (et son budget de près de 600.000 euros) avait d’ailleurs été voté à l’unanimité par les élus métropolitains. « C’est un sujet trop important pour qu’il y ait de la polémique, assure Joël Guerriau, maire de Saint-Sébastien (UDI). Cette unité montre la détermination que nous avons tous autour de ces sujets. »

Autre signal, la commission indépendante chargée d’organiser ce débat n’est cette fois pas composée uniquement de citoyens intéressés par la question (avec pour certains des engagements politiques ou associatifs). « Je n’ai pas participé au débat sur la Loire car je ne me sentais pas vraiment concerné par le sujet, avance Eric Couvez, l’un des quatre membres. Là, c’est vraiment différent, tout le monde peut se l’approprier, c’est le quotidien. Nous espérons avoir beaucoup de contributions. »