Impôts locaux: Trois questions autour de la flambée à Nantes

FISCALITE Taxe d'habitation et taxe foncière ont subi une importante hausse, sur la métropole...

J.U.
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Paris le 18 avril 2013. Illustration remplissage de la declaration des revenus 2012. Impots. Document 2042 Cerfa recu par courrier.
Paris le 18 avril 2013. Illustration remplissage de la declaration des revenus 2012. Impots. Document 2042 Cerfa recu par courrier. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Habituée des podiums dans divers domaines, Nantes se place ce lundi comme l’une des communes où la fiscalité a le plus augmenté en 2016, selon une étude publiée dans Les Echos.

Alors que les avis d’impositions arrivent dans les boîtes aux lettres, un couple propriétaire avec deux enfants devra s’acquitter cette année de 1.137 euros de taxe d’habitation et 1.167 euros de taxe foncière, selon cette étude. Ce qu’il faut savoir.

Ces hausses, c'est une surprise ?

Non, on le savait. Lors d'un houleux conseil communautaire en décembre dernier, les élus ont voté une hausse de la taxe d’habitation de 18,5 % (passée à un taux égal à 10,14 %) et de la taxe foncière dont le taux a été multiplié par 10 (pour atteindre 6,41 %). La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (qui figure sur l’avis de la taxe foncière), elle, a baissé de 30 %. 

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Malgré cette chute, les propriétaires paieront bel et bien plus cher, avec un bond de 5,9 % en moyenne de leur fiscalité, les trois taxes confondues, selon Nantes métropole (« entre 60 et 170 euros pour un T4 » par an, calcule la collectivité). Sur son site sont publiées des simulations : un propriétaire sans enfant habitant dans un T2 à Nantes devra par exemple s’acquitter au total de 1.689 euros, contre 1.598 l’an passé. 

A noter, ces changements ont été votés à l'échelle des 24 communes de l’agglo mais aucune hausse n’a été décidée en plus au conseil municipal de Nantes. En 2016, selon Les Echos, les taux de la taxe d’habitation et de la taxe foncière ont augmenté en moyenne de 1 %.

Pourquoi doit-on payer davantage ?

Pour justifier ce qui devrait être la seule et unique hausse de la fiscalité du mandat, la métropole met en avant la « baisse des dotations de l’Etat » et le besoin d’« autofinancement des investissements sur le territoire ». L'opposition ne le voit pas du même oeil. « Aujourd’hui, Madame le Maire se retranche derrière le fait qu'« une seule et unique hausse des impôts sera votée pendant ce mandat ». C’est une fois de trop ! Et ça n’est pas la promesse qui avait été faite lors de sa campagne ! », regrette Laurence Garnier, chef de file de l’opposition.

>> Nantes: Ce que vous allez payer plus cher (ou pas) en 2016

C'est pareil dans les autres villes ?

Pas vraiment mais Nantes métropole assure que malgré la flambée des impôts, elle se situe dans des niveaux de taxe d’habitation encore en dessous de la moyenne des grandes métropoles de taille similaire. Ce n’est pas vraiment le cas si l’on se réfère au tableau des Echos, où le montant à débourser pour un couple propriétaire à Lille ou à Toulouse, par exemple, est inférieur.

Nice (+0,3 %), Caen (+0,3 %) ou encore Grenoble (0,3 %) sont les municipalités où l’augmentation a été la moins forte.