Reprise de STX: La région Pays de la Loire prête à mettre la main à la poche

SAINT-NAZAIRE Le président de région a indiqué ne pas exclure de participer à un tour de table financier dans le cadre de la reprise du chantier naval...

J.U. avec AFP

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Les chantiers stx de Saint Nazaire / AFP PHOTO / LOIC VENANCE
Les chantiers stx de Saint Nazaire / AFP PHOTO / LOIC VENANCE — AFP

Le chantier naval STX de Saint-Nazaire va-t-il bientôt changer d'actionnaire? Alors que sa maison-mère sud-coréenne est au bord de la liquidation judiciaire (elle a jusqu'au 9 septembre pour présenter un plan de restructuration) sa vente ne fait presque plus de doute. Le site emploie 2.600 personnes à Saint-Nazaire.

Le président (Les Républicains) de la région Pays de la Loire Bruno Retailleau a demandé au ministre de l'Economie et des Finances quelle solution de reprise du chantier naval STX l'Etat envisageait. Il a indiqué ne pas exclure de participer à un tour de table financier dans le cadre de cette reprise.

Une filière «stratégique»

«L'Etat qui détient un tiers du capital de STX France et dispose d'une minorité de blocage et d'un droit de veto, joue naturellement un rôle essentiel dans la recherche d'une solution de reprise», écrit Bruno Retailleau qui souligne «l'enjeu majeur» que représente STX France pour Saint-Nazaire, avec au total quelque «6.000 emplois» dépendant «de manière directe ou indirecte» de cette entreprise.

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«Compte-tenu de l'imminence des échéances» et «du caractère hautement stratégique de la filière navale» tant pour la Région qu'au niveau national, «il importe donc que l'Etat puisse désormais très rapidement nous faire savoir quelle solution de reprise industrielle des chantiers navals il entend privilégier», pointe Bruno Retailleau.

Les syndicats s'inquiètent

Le plan de restructuration de la maison-mère de STX France inquiète notamment les syndicats du dernier grand chantier naval civil français. Ils s'interrogent sur l'identité et les intentions de l'éventuel repreneur, alors que le carnet de commandes est rempli pour les dix prochaines années, avec quatorze paquebots de croisière à construire.

Craignant d'être repris par un concurrent ou un chantier étranger voulant «faire main basse» sur les compétences et les savoir-faire de STX France, le syndicat Force ouvrière (FO), qui prône une nationalisation du chantier naval ou au moins que l'État en devienne l'actionnaire majoritaire, en appelle au Premier ministre Manuel Valls pour qu'il le reçoive «dans les meilleurs délais».