Nantes: Le festival Scopitone donne le ton avec (déjà) une première installation

NUMERIQUE La 15e édition de ce rendez-vous dédié aux cultures électroniques et arts numériques se tient du 21 au 25 septembre...

Julie Urbach
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Phallaina au Jardin des plantes de Nantes
Phallaina au Jardin des plantes de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Ça ne commence officiellement que dans trois semaines mais la première installation est déjà là. Depuis ce mardi matin, Scopitone, ce festival nantais dédié aux cultures électroniques, investit le Jardin des plantes avec une toile de 130 mètres de long. « Phallaina », c’est son nom, raconte une histoire métaphorique inspirée de la mythologie.

Originalité de cette fresque en noir et blanc, on peut télécharger une appli sur son smartphone ou sa tablette pour voir les images bouger et se plonger dans une atmosphère sonore. « C’est un vrai plus, on passe de la bande dessinée à la bande défilée », résume Lauriane, chargée de projet chez Stereolux, qui organise l’événement.

Scènes électro du monde entier

Pour profiter du reste de la 15e édition du festival, encore un peu de patience. Avant le lancement du 21 septembre, les organisateurs ont levé le voile sur les nouveautés, ce mardi. Au programme, donc, quatre nouveaux lieux (Tour de Bretagne, Parc de Procé, Jardin des Berges, plate-forme créative de l’Ecole de design) qui accueilleront eux aussi des performances artistiques, projections ou autres concerts.

Côté musique, justement, pas de grosses têtes d’affiche mais « un petit tour de ce qui se fait de mieux parmi les scènes électro du monde entier », promet Jean-Michel Dupas, programmateur du festival. En plus d’artistes américains, norvégiens ou portugais, « de très jeunes projets » seront mis à l’honneur côté français, comme Petit Biscuit (16 ans) ou Molecule avec « un live vidéo à 360 degrés ». La scène féminine sera aussi de la partie grâce à Chloé, Héléna Hauff, ou la DJ belge Charlotte De Witte.


Une « boîte noire » sous les Nefs

Deux thèmes seront particulièrement étudiés cette année : la relation entre sciences et arts et la data, indique Eric Boistard, directeur de Stereolux. Autre nouveauté, après la silent party de l’an dernier et ses avis contrastés, les nuits électro se feront dans une « boîte noire » installée sous les Nefs, isolée, avec une « scénographie à base de ballons, très lumineuse et esthétique ». Quelque 9.000 fêtards (60.000 festivaliers au total) sont attendus pour ces deux soirées. Il reste des places.