Cambadélis propose de «reporter ou suspendre» l'université d'été du PS à Nantes

POLITIQUE Le premier secrétaire du PS évoque les « risques de violence »…

J.U.
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Jean-Christophe Cambadelis, premier secretaire du Parti socialiste, le 9 novembre 2015.
Jean-Christophe Cambadelis, premier secretaire du Parti socialiste, le 9 novembre 2015. — SIPA

Elle doit se tenir dans à peine deux mois mais n’aura peut-être finalement pas lieu. « Devant les risques de violence » Jean-Christophe Cambadélis a proposé ce dimanche matin de « reporter ou suspendre » l’université d’été du PS à Nantes. L’annonce a été faite par le premier secrétaire du PS sur France 3.

Pour la première fois, le rendez-vous annuel devait déménager de La Rochelle et s’installer dans la cité des Ducs, les 26, 27 et 28 août prochains. « On en discutera pour trouver une autre date pour permettre de faire les choses avec plus de sérénité », a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste. On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous menaçait de saccager l’ensemble de la ville », explique-t-il sur France 3.

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Loi travail et Notre-Dame-des-Landes

Alors que le conflit autour de la loi travail s’enlise, plusieurs voix se sont élevées contre la venue de cette université d’été. L’intersyndicale de salariés et de lycéens de Loire-Atlantique avait déjà prévu de caler sa rentrée sociale à cette date, avec l’organisation d’un grand meeting anti-loi travail au même moment. La contestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui perdure malgré le résultat du référendum, pouvait aussi laisser craindre un climat de tensions.

En février dernier, le patron du PS justifiait pourtant son choix. « On ne peut pas dire « PS nouvelle formule » et ne pas changer de lieu », avait-il expliqué, jugeant alors que le chef-lieu de la Loire-Atlantique représente « une ville symbole de l’alliance du PS et des écolos ».