Loire-Atlantique: Bientôt un réseau de bornes de recharge pour les voitures électriques

TRANSPORTS Les premiers équipements publics de recharge seront déployés à partir de septembre dans presque tout le département...

Frédéric Brenon

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Un véhicule électrique du Sydela devant une borne de recharge.
Un véhicule électrique du Sydela devant une borne de recharge. — F.Brenon/20Minutes

Hormis une soixantaine de bornes installées par quelques entreprises, concessionnaires et commerces, il n’y avait pas encore d’équipements publics de recharge pour véhicules électriques en Loire-Atlantique. Cette carence appartiendra bientôt au passé.

Le syndicat départemental d’énergie (Sydela), organisme œuvrant pour le compte de la majorité des communes de Loire-Atlantique, a annoncé ce mardi le déploiement de 143 bornes de recharge à l’échelle du département. Les travaux vont débuter ces prochains jours, la mise en service s’étalera de septembre 2016 à décembre 2017.

Accès 24h/24 moyennant 3 euros l’heure

Baptisées Sydego !, ces bornes seront installées dans plus de 120 communes réparties un peu partout, à l’exception des agglomérations nantaises et nazairiennes où un accord de coopération n’a pu être trouvé. Espacées d’environ 20 km les unes des autres, dotées chacune de deux prises, les bornes seront positionnées principalement « dans les centre-bourgs, à proximité des commerces ».

Carte du déploiement des bornes de recharge en Loire-Atlantique.
Carte du déploiement des bornes de recharge en Loire-Atlantique. - Sydela

Le service se veut accessible 24h/24 à tous les propriétaires de voitures, motos ou vélos électriques via une carte de recharge (gratuite), un serveur vocal ou une application smartphone. Faire le plein de sa batterie coûtera 3 euros l’heure sur une borne standard dite « accélérée » ou 3 euros les 20 minutes sur l’un des six modèles à charge rapide prévus le long des grands axes routiers.

Les sites seront répertoriés sur une carte via une plateforme Internet dédié et il sera même possible de réserver un créneau horaire. Coût de l’investissement supporté par le Sydela et l’Ademe : 1,5 million d’euros.

« Ça rassure les usagers »

« On croit fortement à la mobilité électrique et on fait le pari que la force publique a un rôle à jouer, justifie Bernard Clouet, directeur du Sydela. On sait très bien que certaines bornes seront peu utilisées au début. Ça restera chez soi ou sur son lieu de travail qu’on chargera le plus. Mais il était important d’impulser les choses pour favoriser le développement. »

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En Loire-Atlantique, le nombre de véhicules électriques est estimé à 1800. Un chiffre qui pourrait grimper à 17.000 d’ici 2020. L’autonomie moyenne d’un véhicule s’élève, elle, à 150 km. « L’un des freins à la pratique est la peur de tomber en panne d’électricité. Ce maillage sur tout le territoire a donc aussi un effet psychologique, il rassure les usagers », explique Jean-Claude Brison, vice-président du Sydela. « Si l’autonomie des véhicules augmente, il faudra peut-être revoir le réseau, prévoit Bernard Clouet. On aura aussi à s’adapter aux stratégies des groupes privés. »

En parallèle du Sydela, le groupe Bolloré travaille à l’installation d’environ 16.000 bornes de recharge dans toute la France d’ici à 2019. Le calendrier précis de déploiement n’est pas encore connu. Au moins une centaine de bornes devraient être installées en Loire-Atlantique, notamment dans l’agglomération nantaise.