Loire-Atlantique: Un pas de plus pour le libre-accès des rives de l'Erdre

ENVIRONNEMENT Une «marche inaugurale» est organisée ce mardi après-midi à La Chapelle-sur-Erdre afin de célébrer « un tracé précis » de la servitude de marchepied...

Julie Urbach

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La Chapelle-sur-Erdre, le 29/09/2013. Des militants du collectif l'Erdre pour tous accompagnés d'élus tentent d'entamer une marche le long de l'Erdre
La Chapelle-sur-Erdre, le 29/09/2013. Des militants du collectif l'Erdre pour tous accompagnés d'élus tentent d'entamer une marche le long de l'Erdre — FABRICE ELSNER/20MINUTES

C’est une nouvelle étape dans la bataille qui oppose riverains et propriétaires des bords de l’Erdre, depuis une dizaine d’années maintenant. Ce mardi après-midi, une « randonnée inaugurale » va partir à 16h30 de la base nautique de La Chapelle-sur-Erdre, en présence d’élus et de riverains, afin de célébrer « un tracé précis » de la servitude de marchepied, le droit de passage des piétons le long des rives sur une bande de 3,25m.

Il y a deux mois, la préfecture et le conseil départemental ont en effet pris un arrêté conjoint en ce sens. L’association Erdre pour tous, qui se bat pour le libre accès aux rives, se félicite de « cette avancée », et demande désormais que la mesure s’étende au-delà des quelques kilomètres de rives concernées, jusqu’à Nort-sur-Erdre. « Un amendement de 2015 a fait avancer les choses et obligé le préfet à prendre en compte la notion de continuité piétonne, explique Yves Piffard, porte-parole de l’association. Il dit que lorsqu’il y a un obstacle, on peut le contourner, au plus près de la propriété. »

Condamnations

Reste à savoir si ce nouveau texte incitera les propriétaires installés en bordure de rivière à tolérer le passage devant chez eux. Trois résidents de La Chapelle-sur-Erdre ont en effet été condamnés fin 2014 par le Conseil d’Etat pour avoir enfreint la loi de servitude de marchepied, mais les astreintes financières ne les avaient pas découragés à continuer à s’y opposer.

« Si la résistance des propriétaires continue, nous comptons désormais sur le préfet pour donner des ordres à la gendarmerie et les verbaliser, en vue de poursuites au pénal », prévient Yves Piffard.