Nantes: Les trois nouveautés du musée du Château des ducs, à découvrir dès samedi

CULTURE Salles dédiées aux guerres, nouveaux objets, le musée d'histoire de Nantes se renouvelle...

Julie Urbach

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A Nantes le 20 aout 2014-Le chateau des ducs de bretagne a recu la visite de beaucoup de touristes cet ete
A Nantes le 20 aout 2014-Le chateau des ducs de bretagne a recu la visite de beaucoup de touristes cet ete — Julie Urbach / 20 Minutes

Presque dix ans après son ouverture, le musée d’histoire de Nantes, logé dans le Château des ducs de Bretagne, va dévoiler au grand public sa « nouvelle version », dès samedi. Le site, chouchou des habitants et des touristes (1,4 million d’entrées totalisées dans la cour et les remparts en un an, 240.000 tickets vendus pour le musée) espère en séduire encore davantage grâce à trois grandes nouveautés.

>> Des nouvelles salles dédiées aux guerres

D’abord, on découvrira en fin de visite quatre salles dont le contenu est désormais entièrement dédié aux deux guerres mondiales. « Il y avait un manque dans l’histoire contemporaine, et le public n’accrochait pas vraiment à la dernière partie de visite », justifie Bertrand Guillet, le directeur du musée. A la place, 300 nouveaux objets plongent le visiteur dans l’atmosphère de la cité des Ducs en temps de guerre, avec une scénographie immersive. La majorité de ces photos, affiches ou objets du quotidien provient de dons de Nantais, grâce à la collecte réalisée à l’occasion de l’expo « En guerres », en 2014.

De nouvelles salles dédiées à la guerre
De nouvelles salles dédiées à la guerre - J. Urbach/ 20 Minutes

>> 500 nouveaux objets

Au total, le musée est passé de 800 à 1.300 objets exposés dans ses 32 salles. « Cette refonte complète nous a permis de creuser des sujets que l’on abordait seulement », détaille Kristell Gualdé, chargée du développement scientifique au musée. Au milieu de la visite, on découvre par exemple les deux seuls tableaux connus de maîtres représentés avec leurs esclaves à Nantes, qui font partie des nouvelles acquisitions. Salle 23, on rentre davantage dans l’histoire ouvrière de la ville.

Le musée a aussi décidé de laisser plus de place à l’image. Par exemple avec un film retraçant les moments forts de la Libération à nos jours grâce à des documents d’archive.

>> Un musée plus personnalisé

Le hall d’entrée et son accès ont été complètement revus pour laisser une plus grande place au numérique. Grace à un écran situé à l’accueil, on pourra sélectionner son profil, son temps disponible et son thème préféré, grâce à des propositions personnalisées. « Il y aura plein de nouveaux parcours et davantage de médiateurs, ajoute Bertrand Guillet. Le visiteur ne subit plus, il est libre de composer sa propre visite ! »