Nantes: En cours de démontage, la Villa déchets va disparaître

ENVIRONNEMENT Cinq ans et demi après sa création, la maison insolite installée quartier Bottière-Chénaie va disparaître…

Frédéric Brenon

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Nantes, le 02/12/2010 La villa dechets achevee Lancer le diaporama
Nantes, le 02/12/2010 La villa dechets achevee — © Fabrice ELSNER

Ça devait arriver. Cinq ans et demi après sa construction sur l’île de Nantes puis son transfert sur l’écoquartier Bottière-Chénaie, la Villa déchets est démontée. Le chantier, qui doit durer environ trois semaines, a débuté lundi.

Cette étonnante habitation de 75 m2, composée entièrement de matériaux récupérés (cartons, bouteilles, palettes…), avait été conçue par l’association Tabakero et bâtie en une vingtaine de jours par près de 2.500 bénévoles.

Les matériaux sont donnés et recyclés

« L’objectif était de sensibiliser à la prévention des déchets, au recyclage et au réemploi des matériaux. Il a été plus qu’atteint puisque des milliers de visiteurs sont venus visiter la villa, de nombreux étudiants et architectes s’y sont intéressés, le projet a beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux », se félicite Frédéric Tabary, créateur de la villa.

Nantes, le 02/12/2010 Une chambre de la villa dechets
Nantes, le 02/12/2010 Une chambre de la villa dechets - © Fabrice ELSNER

Une partie des matériaux (isolants, plastiques, palettes…) sera donnée aux entreprises de recyclage Véolia et Paprec. Une seconde partie (bardage, garde-corps, escalier) sera intégrée à la maison rénovée d’un particulier résidant quartier Doulon à Nantes.

Le reste sera stocké dans un local en vue d’être réemployé ultérieurement. Enfin, quelques éléments de mobilier sont donnés aux Nantais. « La villa continuera d’exister sous une autre forme. Jusqu’au bout, on respecte la démarche du projet », estime Frédéric Tabary.

Pas de possibilité de rester

L’œuvre, pensée comme éphémère, avait théoriquement vocation à libérer le terrain appartenant à Nantes métropole il y a deux ans. L’association Tabakero avait cherché un nouveau projet permettant à la maison de rester sur place, mais s’était heurtée au refus de la collectivité. Ces dernières semaines, la Villa déchets avait été squattée et en partie dégradée.