Nantes : Visés par une pétition, ils séquestrent la voisine qui en est l'auteure

FAITS DIVERS Une femme a été violentée et brièvement séquestrée alors qu’elle faisait signer une pétition contre un couple peu scrupuleux envers ses voisins…

Mikaël Libert

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L'Allée Gerbault, à Nantes.
L'Allée Gerbault, à Nantes. — Google maps

Relations de voisinage. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une habitante d’un immeuble situé allée Gerbault, à Nantes, a été prise à partie par un couple de voisins contre lequel elle avait rédigé une pétition.

Nuisances répétées

Aux environs de 23h, jeudi, une habitante de l’immeuble tentait de recueillir des signatures pour une pétition afin de protester contre les agissements d’un couple de voisins indélicats. Selon la police, les personnes visées se seraient rendues coupables de diverses nuisances dont, entre autres, avoir uriné dans l’ascenseur.

La femme du couple en question, âgée de 49 ans, ne l’entendait pas de cette oreille et elle s’en est prise à sa voisine. Le ton est vite monté entre les deux femmes jusqu’à ce que le mari du couple, alerté par le bruit, débarque. Celui-ci n’est pas arrivé les mains vides, mais armé d’un « nunchaku » avec lequel, selon la police, il a donné un coup au visage de la voisine, encouragé par sa femme qui a donné également des coups.

Traînée par les cheveux

La victime a ensuite été traînée par les cheveux à l’intérieur de l’appartement du couple dont la porte a été fermée à clé. Lui aussi alerté par le vacarme, le mari de la voisine a tenté d’ouvrir la porte alors qu’il entendait les cris de sa femme à l’intérieur. La police a finalement été contactée après que le mari a échoué dans sa tentative de défoncer la porte avec un marteau.

Arrivés rapidement sur place, les fonctionnaires ont pu effectivement voir la femme du voisin, prisonnière dans l’appartement du couple, par les trous faits dans la porte. Ils sont parvenus à forcer l’entrée du domicile et à récupérer la victime. Les deux mis en cause ont été interpellés et placés en grade à vue.

L’homme, âgé de 53 ans, présentait une alcoolémie de 1,2mg par litre d’air expiré. Il a nié les faits. Néanmoins, sa femme et lui ont été déférés puis convoqués au tribunal le 24 juillet prochain pour répondre de séquestration et violences en réunion avec arme.