Nantes: La droite propose une série de «mesures d'urgence» pour le centre-ville

POLITIQUE Les élus nantais d'opposition réagissent aux manifestations à répétition et leur impact sur les commerçants...

Frédéric Brenon

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Des vitrines brisées puis taguées en centre-ville de Nantes.
Des vitrines brisées puis taguées en centre-ville de Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Après trois mois de manifestations et d’incidents à répétition en centre-ville de Nantes, les élus de la droite ont décidé de hausser le ton ce mardi. Pour eux, il est « urgent que la municipalité bouge » pour « sécuriser les habitants », « soutenir les commerçants » et « redonner envie de venir » en ville. Les membres de l’opposition municipale ont donc présenté une série de mesures en ce sens.

La vidéo-protection désirée

Sur le volet sécurité, ils réclament l’obligation de déclarer les parcours de manifestation en préfecture, le maintien des interdictions de défiler tant que la sécurité n’est pas garantie, et la mise en place de la vidéoprotection dans les rues de Nantes.

Sur ce dernier point, « le cabinet du préfet lui-même souhaite que la ville s’équipe, même si je ne prétends pas que ça réglerait tous les problèmes », commente Laurence Garnier (Les Républicains), chef de file de l’opposition municipale.

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Gratuité des transports et parking offert

Concernant l’économie et l’attractivité du centre-ville, les élus de droite proposent un « plan d’urgence ». Il comporterait des aides aux commerçants (réduction de taxes, création d’une carte pro de stationnement) et des actions pour les habitants : gratuité des transports et trois heures de stationnement offertes les samedis, des « journées Tapis rouge » afin de donner un « visage festif et élégant » aux rues du centre, une opération de communication axée sur le centre-ville avec des prix à gagner…

« De nombreux commerçants sont désespérés par la situation, estime Laurence Garnier. Un certain nombre ne retrouvera pas le chiffre d’affaires perdu. Des employés ont été amputés de leur salaire, des contrats n’ont pas été renouvelés. C’est de l’emploi en moins. Il faut agir, on ne peut pas se contenter de tables rondes. »

L’opposition demande qu’une enveloppe d’un montant de 200.000 euros soit affectée à ces mesures événementielles et d’animation dès le prochain conseil municipal de Nantes [17 juin].