HBC Nantes: «Rock Feliho va me manquer, la pluie beaucoup moins», explique Valero Rivera

INTERVIEW Ce jeudi soir (20 h 30), après six ans passés à Nantes, l’ailier espagnol Valero Rivera jouera son ultime match sous le maillot du HBCN, contre Nîmes, à la Trocardière…

David Phelippeau

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En mai 2013, le Nantais Valero Rivera face à Cesson.
En mai 2013, le Nantais Valero Rivera face à Cesson. — Fabrice Elsner / 20minutes (archives)

Il a ouvert la boîte à souvenirs pour 20 Minutes. Après avoir passé six saisons au HBCN (2010-2016), l’Espagnol Valero Rivera (31 ans) s’en va et retourne à Barcelone, son club formateur. Ce jeudi soir, celui qui a été élu meilleur joueur de LNH en 2012 jouera son ultime rencontre avec le « H ». Entretien.

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Votre plus beau souvenir ?

La première saison à Nantes [2010-2011]. J’ai découvert un nouveau championnat, une nouvelle équipe, une nouvelle ville… J’étais habitué à être tout le temps en Espagne, c’était une nouvelle aventure, avec une culture et une langue différentes. Ça m’a plu tout de suite. La Coupe de la Ligue remportée en 2015 fait aussi partie des plus beaux souvenirs.

Votre plus mauvais souvenir ?

La finale du Final Four de Coupe d’Europe perdue il y a quelques semaines, devant notre public. C’est le pire. On est passés complètement à travers. En plus, c’était la deuxième fois qu’on perdait cette finale [après celle perdue en 2013]. C’était ma dernière compétition européenne avec le HBCN, j’avais très envie de la gagner.

Votre plus grand regret ?

Ne pas partir de Nantes en ayant gagné la Coupe d’Europe. On a eu deux fois l’occasion de le faire.

Votre plus grand fou rire ?

Je crois que chaque fois que je rentre aux vestiaires à la fin d’un entraînement, je ris. L’ambiance est géniale. Je m’entends super bien avec Rock [Feliho] notamment. On a vécu beaucoup de belles choses ensemble. On est vraiment potes. Et avec lui, j’ai toujours beaucoup ri.

Votre plus grande amitié ?

Rock ! On est arrivés ensemble à Nantes. On se voit beaucoup en dehors du hand. Nos femmes sont copines. Je crois qu’on va rester très proches bien que je parte…

Le truc le plus fou qui vous est arrivé ?

Etre élu meilleur joueur de LNH en 2012 ! Je ne m’y attendais pas. C’était une grande fierté. Ma carrière a changé depuis ça. J’étais un joueur moyen quand je suis arrivé d’Espagne en 2010. J’ai fait une première saison normale puis la deuxième année fut celle du changement pour moi. Ce titre a été un déclic personnel.

Votre plus forte progression ?

J’ai grandi mentalement. J’ai pris beaucoup confiance en moi ici. Et j’ai toujours senti que le club avait confiance en moi. Et puis physiquement, j’ai beaucoup maigri depuis mon arrivée en France. Je fais 8 kilos de moins qu’en 2010. Changement de vie, d’alimentation, ma femme m’a aidé aussi (rires).

Qu’est ce qui va vous manquer le plus ?

L’ambiance du vestiaire, le public nantais. On joue toujours ici devant 4 000 spectateurs. A Barcelone, il n’y aura pas grand monde en championnat. Et puis mes coéquipiers, notamment Rock Feliho.

>> Qu’est ce qui vous manquera le moins ?

La pluie ne me manquera pas, mais pas beaucoup de choses ici. J’étais vraiment heureux ici. Je crois que si Barcelone ne m’appelle pas, je reste là pour toujours. J’ai fait beaucoup de clubs avant… mais j’ai trouvé à Nantes un club, une ville dans laquelle nous étions bien avec ma famille. Là, je change car c’est ma formation de cœur qui me veut et une des plus grands d’Europe. Un retour à Nantes ? On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Peut-être qu’on reviendra. »

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