Nantes: Près de 3.000 personnes ont manifesté sur un parcours un peu modifié

LOI TRAVAIL Plus de 2500 personnes ont défilé dans les rues de Nantes. Le cortège s'est coupé en deux vers 12h30...

J.U et F.B.

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Les manifestants se sont élancés peu après 11h. Lancer le diaporama
Les manifestants se sont élancés peu après 11h. — J.Urbach/20Minutes

Déjà près de trois mois qu’ils sont mobilisés. Entre 2500, selon la police, et au moins 5000 personnes, selon les syndicats, ont manifesté entre 10h30 et 12h45 à Nantes pour réclamer le retrait du projet de loi Travail du gouvernement.

Cette nouvelle manifestation, organisée à l’appel des syndicats, a réuni de nombreux salariés en grève (Airbus, CHU, SNCF...), mais aussi un grand nombre de lycéens et étudiants. Une dizaine d'intermittents du spectacle était également déguisée en clowns.

Le cortège s'arrête au miroir d'eau

Après s’être exilé au nord-est de Nantes la semaine dernière, le parcours du défilé est revenu en centre-ville. Il a longé l’Erdre en passant devant le Medef, qui a été redécoré d'affiches et de peinture, redescendu vers les rue Paul-Bellamy et Strasbourg. Un parcours différent que celui initiallement prévu: les forces de l'ordre avaient notamment investi le pont de la Motte-Rouge pour bloquer l'accès au commissariat. 

Le défilé s'est officiellement terminé au miroir d'eau, alors qu'il devait s'achever à la gare. Là aussi, expliquent les syndicats, en raison du dispositif de sécurité déployé aux abords du parvis nord. Des cheminots en grève les ont rejoints.

«Il est important de rester visible devant les lieux symboliques (préfecture, Medef...) et de montrer que personne, et encore moins le préfet, ne nous dictera notre parcours. Depuis trois mois, le gouvernement ne nous écoute pas. Tant que le retrait ne sera pas décidé, nous n'arrêterons pas de manifester», justifiait à 11h Fabrice David, secrétaire départemental de la CGT.

Encore de la casse

Globalement bon enfant, la manifestation a toutefois été ternie par plusieurs incidents. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, au niveau du pont de la Motte-Rouge et la rue de Strasbourg, où de premiers jets de lacrymogène ont fusé. La vitrine d'une agence immobilière a été brisée. La permanence du député écologiste François de Rugy, la façade de la mairie de Nantes et celle de la chambre régionale des comptes ont aussi été dégradées. 

Mais la tension est montée d'un cran une fois la manifestation terminée, alors que le cortège s'est divisé. Des affrontements sont survenus entre les manifestants qui ont décidé de continuer et les forces de l'ordre en centre-ville, puis autour de l'île Gloriette.