Nantes: Le festival Cinépride aura bien lieu, coup d'envoi ce mardi soir

CINEMA Le festival de film lesbien, gay, bi, trans de Nantes se tient jusqu'au 7 juin...

Thierry Butzbach avec J. U.

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L'affiche prévisionnelle de la 13e édition du festival Cinépride, programmée du 31 mai au 7 juin.
L'affiche prévisionnelle de la 13e édition du festival Cinépride, programmée du 31 mai au 7 juin. — Cinépride

Un moment menacé après le désengagement financier de la région Pays de la Loire, le festival de film lesbien, gay, bi, trans de Nantes aura bien lieu cette année. A partir de ce mardi soir et pour une semaine au Katorza, la 13e édition de Cinépride offre un éclairage particulier sur le monde de l’adolescence, la naissance du désir et le passage à l’âge adulte. Avec plus de fraîcheur qu’auparavant.

« Il y a quelques années, ce thème était abordé sous l’angle de la douleur intime. Aujourd’hui, les personnages des films s’affirment plus et le sujet est même parfois traité avec humour », analyse Xavier Prieur, de l’équipe d’organisation.

Histoires de vie

Programmé deux fois, Hugo et Théo dans le même bateau, un film audacieux d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau (présent à la séance de mercredi soir) sur la séro-discordance, témoigne de cette évolution. Tout comme Story of our Lives, film d’un collectif sur l’expérience queer au Kenya, ou encore Barash, de l’Israélien Michal Vinik sur la découverte des envolées planantes de l’amour. Sans oublier Grandma de Paul Weitz, road-movie drôle et touchant d’une grand-mère lesbienne avec sa petite fille enceinte.

Le festival soutenu par Christiane Taubira

Au total, vingt histoires de vies et de combats pour être visible et avoir le droit d’exister. Plusieurs projections seront suivies de débats. « Je souhaite longue vie à ce festival qui a montré son sérieux, son inventivité, son utilité », a déclaré Christiane Taubira à nos confrères de Presse Océan, venue lundi à Nantes montrer son soutien à l’événement. L’ex-garde des sceaux a qualifié de « discrimination » la décision du conseil régional de suspendre sa subvention.


Jusqu’au 7 juin. 6,5 euros la place (26,50 euros les 5). Le Katorza, 3, rue Corneille.