Nantes: «Une réponse de plus en plus ferme», se félicite le préfet après la vague d'interpellations

MANIFESTATION CONTRE LA LOI TRAVAIL Pas moins de 80 interpellations ont eu lieu jeudi après-midi, 56 personnes ont été placées en garde à vue...

Frédéric Brenon
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La police a procédé à 80 interpellations le 19 mai à Nantes.
La police a procédé à 80 interpellations le 19 mai à Nantes. — S. Salom-Gomis/Sipa

La police a procédé à un chiffre record de 80 interpellations, jeudi après-midi, lors de la manifestation contre la loi Travail qui a réuni près d' un millier de participants alors qu’elle était officiellement interdite, a annoncé Henri-Michel Comet, préfet de Loire-Atlantique, ce vendredi midi.

A la suite de ces 80 interpellations, 56 personnes ont été placées en garde à vue pour des faits de dégradation, violences sur forces de l’ordre, outrages ou participation à un attroupement armé, indique la police. Quinze se trouvent toujours dans les locaux du commissariat Waldeck-Rousseau, les autres ont été relâchés.

Les gardés à vue feront l’objet de poursuites judiciaires. Dans le lot, 23 mineurs ont été remis à leurs parents et seront convoqués ultérieurement par la justice.

L’effet des renforts de police

Ce volume d’interpellations, de loin le plus important depuis le début des manifestations à Nantes il y a deux mois et demi, « témoigne de la maîtrise et du professionnalisme et des forces de l’ordre », selon le préfet.

Il s’expliquerait par un effectif policier plus fourni que d’habitude : 350 fonctionnaires mobilisés jeudi après-midi grâce à l’envoi préalable de « renforts ». « Les violences se sont aggravées au fil des semaines, d’où notre réponse de plus en plus ferme », ajoute Henri-Michel Comet.

Les forces de l'ordre, jeudi 19 mai à Nantes, lors d'une manifestation contre la loi Travail interdite par le préfet de Loire-Atlantique. S Salom-Gomis/Sipa
Les forces de l'ordre, jeudi 19 mai à Nantes, lors d'une manifestation contre la loi Travail interdite par le préfet de Loire-Atlantique. S Salom-Gomis/Sipa - SIPA

La manif n’a « pu se dérouler normalement »

Le préfet de Loire-Atlantique s’est également réjoui que la manifestation interdite « n’a pas pu se dérouler normalement ». « J’ai laissé à ce groupe de personnes un temps minimum d’expression. Ensuite, les forces de police ont opéré à ma demande la dislocation du rassemblement », lequel n’a « pas pu utiliser le circuit habituel des manifestations ».