Nantes: A la TAN, 230.000 euros de dégâts subis en marge des manifestations

LOI TRAVAIL La facture est déjà particulièrement salée pour la société de transports en commun nantaise...

Frédéric Brenon

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Du mobilier urbain détruit arrêt Commerce à Nantes
Du mobilier urbain détruit arrêt Commerce à Nantes — F. Brenon/20 Minutes

La facture s’alourdit considérablement. La Semitan, dont le matériel est régulièrement pris à partie par des casseurs, estime son préjudice financier à au moins 230.000 euros depuis le coup d’envoi des manifestations contre le projet de loi Travail à Nantes il y a deux mois et demi.

Un premier comptage, établi le 15 avril après trois semaines de mobilisation et d’incidents, ne faisait état "que" d’un total de 80.000 euros de dégâts. C’est dire si la situation ne s’est pas apaisée…

Bris de vitres, pavés arrachés, tags...

Le préjudice subi concerne surtout des bris de vitres (abribus, stations de tramway…). Mais la société de transports déplore aussi du matériel dégradé ou tagué (écrans d’informations, mobilier…) et des voies détériorées (pavés arrachés…). L’essentiel de la facture devrait être pris en charge par les assurances.

En attendant, la Semitan limite les risques en ne remplaçant plus systématiquement les vitres brisées et en coupant le trafic en amont.

A chaque manifestation, le trafic du réseau TAN est fortement perturbé. Les salariés et résidents du centre-ville ont pris l’habitude de marcher le long des voies jusqu’aux arrêts en service les plus proches.